Publireportage : CRS souffle sa 75e bougie

Publireportage : CRS souffle sa 75e bougie

En prélude à la célébration du 75e anniversaire du Catholic Relief Services, les responsables du CRS ont animé une conférence de presse le 4 décembre. C'était à son siège à Kipé dans la commune de Ratoma. Objectifs, présenter l'organisation aux Guinéens et exposer les travaux que l'ONG a effectués dans le pays depuis près de 20 ans, pour venir en aide aux plus démunis et aux plus défavorisés. Présents, la directrice CRS Afrique de l'Ouest, Jennifer Overton, le représentant résident en Guinée, Dr Jean-Marie Bihizi et bien d'autres employés du CRS.

Créé en 1943 par des évêques américains pour aider des réfugiés de la seconde guerre mondiale, le CRS a atterri en Guinée dans les années 2000 pour répondre aux attentes de nombreux réfugiés venus de la Sierra-Leone et du Libéria voisins : « Nous avons lancé des activités de sensibilisation dans le pays, avant d'ouvrir un bureau pays en 2001 qui deviendra par la suite un programme pays en 2003 » déclare Jean-marie Bihizi, représentant résident en Guinée

A partir de cette datte, le CRS a diversifié ses activités. En collaboration avec une multitude de partenaires : fonds mondial de lutte contre le SIDA, OMVS, UNITAID, USAID, Plan International, WANEP, entre autres. Jean-Marie Bihizi explique : « Nous œuvrons dans le renforcement des capacités de nos partenaires pour la mise en œuvre des activités et des projets que nous accompagnons. Nous œuvrons également dans le domaine de la santé, et notre particularité par rapport aux autres institutions, est que nous ne mettons pas directement nos projets en exécution. Nous travaillons avec les partenaires qui soumettent des projets, nous les étudions pour voir quels sont leurs impacts pour la communauté avant de les financer et de les accompagner dans la réalisation ».

Plusieurs projets ont été financés depuis l'implantation du CRS en Guinée. Le projet Wash qui regroupe en son sein la problématique de l'assainissement, de l'hygiène et de l'eau dans la ville de Conakry. Celui de cohésion culturelle pour la paix et la prospérité. Le projet de la consolidation de la paix, avec la formation de 280 jeunes ambassadeurs de la paix. Celui de l'accès à l'éducation de base, avec l'installation d'une école communautaire « de brousse » à Koundara. Pour bénéficier de ces projets, il faudra remplir un certain nombre de conditions : « Nous choisissons nos zones d'intervention selon les demandes de nos partenaires. Mais nous avons aussi nos propres interventions qui viennent avec des fonds propres. Il y'a également d'autres projets, mais nous répondons généralement aux appels d'offres selon les critères et les expertises que nous avons » dira Amy Daffé, la directrice des programmes.

Depuis 2006, CRS s'est particulièrement distingué dans le domaine de la santé. C'est notamment dans la lutte contre le paludisme, avec un budget de 164 622 989 dollars américain entre 2009 et 2016. Deux millions de dollars ont également été sortis des caisses de CRS pour financer la lutte contre les maladies tropicales négligées. L'organisation a surtout fait des efforts en 2014 dans l’accompagnement de la Guinée dans la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola, en s’occupant particulièrement des malades recensés dans les différentes cliniques privées.

CRS a aussi fait des preuves, à travers le projet “ Ecoles de brousse ”. Celui-ci visait à réduire le taux de déscolarisation des jeunes à l'intérieur du pays. L'expérience a été faite dans la préfecture de Koundara dans des localités telles que Youkounkou, Termessè, Guingan ou Sambaïlo. Entre 2012 et 2018, 44 instituteurs ont été formés, ils ont à leur tour enseigné 4384 enfants dans des écoles ou des hangars équipés par CRS. Mais le bémol est que le projet s’arrête cette année, faute de financement. Alors que dans ces écoles le taux de réussite avoisinerait souvent les 90%. La célébration de ce 75e anniversaire a été clôturée par une journée porte-ouverte dans les locaux de CRS le 6 décembre.

Yacine Diallo

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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