Fin du baccalauréat unique à l’Ecole primaire du centre : Plus de peur que de mal

Fin du baccalauréat unique à l’Ecole primaire du centre : Plus de peur que de mal

Le Bac unique session 2017 a pris fin cet après-midi. A l’école primaire du centre, les candidats sont rentrés sans histoire après un malheureux incident hier lundi. La présence policière pourrait avoir dissuadé les provocateurs. Aly Soumah profil sciences expérimentales dit avoir sereinement abordé son épreuve de physique. Il pense avoir bien répondu aux questions et qu’il se voit déjà à l’université.

Les autres candidats que nous avons interrogés ne sont pas du même avis. Certains ont une dent contre le délégué, les autres sont passés à côtés du sujet de ‘’spécialité’’. Lundi était un jour crucial, chacun devait composer dans sa matière de bas : mathématiques pour les profils Sciences mathématiques, Biologie-Géologie pour les Sciences expérimentales et Français pour les Sciences sociales. Samory Camara, n’est pas tendre avec le délégué « qui nous a fatigués hier, il a donné ordre de nous serrer ». Pour Sékou Condé, c’était un peu difficile.

Oularé Aminata est catégorique. Si elle a pu s’en tirer avec l’épreuve de Chimie d’aujourd’hui, hier elle a vécu un cauchemar : « l’épreuve de Biologie était longue et difficile. C’était notre sujet de spécialité, on n’a rien pu faire. La surveillance était trop serrée. On ne nous a pas laissé communiquer ». C’est ce collé-serré qui aurait provoqué l’incident d’hier.

Malgré tout, certains candidats ont fini par comprendre que la rigueur était nécessaire. Aujourd’hui, quand ils sont sortis, ils ont porté le délégué, Aboubacar Bangoura, en triomphe.

Lui aussi s’est pas privé de remercier les candidats et souvent de sa déclaration de lundi autour du mat, son premier entretien avec les bleus. « Ce jour va définir votre admission ou votre échec au Bac. Mais quelque soit l’issue, sachez que la vie ne s’arrête pas là. Ne vous affolez pas face au sujets, ne vous précipitez pas. Ce n’est qu’une simple évaluation comme les autres ».

L’école primaire du centre abritait 205 candidats dont 154 filles. Cinq absents. Deux autres se sont fait pincer, un avec un téléphone, l’autre avec un document.

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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