HAC/Marche de la "colère" : Forte mobilisation des journaleux

HAC/Marche de la "colère" : Forte mobilisation des journaleux

Les confrères ont marché ce mardi 7 novembre à Conakry pour fustiger les agissements de la HAC, le machin de régulation des médias en Guinée. La marche dite de la colère a débuté au ministère de la Communication vers 10 heures sur escorte de la gendarmerie, dirigée par Colonel Alpha Barry. Les journaleux ont déferlé vers la DPJ puis la Banque centrale avant d’arriver à la HAC via le ministère de l’Administration du trottoir. Société civile, défenseurs des droits de l’Homme, le Balai citoyen ont accompagné les journaleux. Pas pour soutenir les journalistes, mais la démocratie, d’où le slogan, sans liberté de presse, il n’y a pas de démocratie, Martine zéro, la HAC zéro, Vive la liberté de la presse. L'hashtag #GNPresseGuinéenneEnDanger, a été distillé sur la toile.

Nous n’allons pas céder à l’intimidation, à la tentative de musellement de la presse, à l’acharnement, prévient Aboubacar Camara, le dirlo gênant de Gangan. « Nous sommes une presse responsable ». Le procureur a décidé de le poursuivre pour diffusion de fausses informations, mais Aboubacar se dit prêt, car les accusations sont sans fondement.

Guirassy La-mine serrée, PDG du Groupe Hadafo médias, muselé pour sept jours estime que Martine a perdu le nord : « Je ne reconnais plus Martine, elle est en train de couler. C’est déplorable ». Moussa Moise n’a pas lu un tract à l’antenne comme le fait croire le gouvernement, précise La-mine « c’est le résultat d’une enquête qu’il a lu. Maintenant incriminer toute une radio, c’est exagéré ».

Sékou Koundouno du Balai citoyen, « nous sommes solidaires de la presse. Il faut que les responsables se ressaisissent. A la HAC et ses commissaires, on en a marre. Ils n’augurent ni confiance ni responsabilité. Il faut continuer le combat et résister ».

Bah Fatoumata Diaraye, de Amnesty International Guinée trouve abominable l’attitude des gendarmes qui ont bastonné les journalistes et détruit leur matériel : « C’est un recul de la démocratie. Il y a lieu de s’inquiéter, mais qu’on ne se laisse pas faire ». 

Dernière modification lemardi, 07 novembre 2017 19:04

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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