Gestion des candidatures aux communales : Une CENILE 2.0
- Écrit par Diallo Kadiatou
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Dans le but de moderniser le traitement des données et de gérer les candidatures lors des sélections communales prévues le 4 février prochain, une société a développé une application dénommée SOLGEC (Solution de Gestion Electronique des Candidatures). Le 7 novembre, dans un réceptif hôtelier de Kaloum, le système a été présenté aux acteurs politiques. L’objectif est, dit-on, de faciliter la gestion des candidatures multiples, le traitement des données des candidats, la numérisation de leurs documents et la gestion des donnés pour la production des bulletins de vote dans un bref délai.
Naby Doumbouya, ingénieur informaticien spécialiste en réseau et système, affirme que le système va aider la CENI (Commission électorale nationale indépendante) à être en possession des bulletins à temps. « Ils n’auront pas à traîner un peu partout les documents lors des démembrements, il leur suffit juste de numériser et la CENI sera en possession de l’information. Cette fois, il ne s’agit pas du recensement des électeurs, mais plutôt de l’enregistrement des candidatures ». Le prési de la CENI, Sali-flou Kébé, a précisé que quelle que soit la fiabilité de la technologie utilisée dans une élection, si elle n’est pas partagée, elle crée l’effet contraire de l’objectif visé. Cela favorise la suspicion, les rumeurs, la méfiance qui compromettent dangereusement la crédibilité et la transparence du processus électoral. « La nouvelle dynamique de mon institution est aussi la revue à mi-parcours avec vous, parties prenantes, du déroulé de nos activités, pour rassurer d’avantage la maîtrise des opérations ».
Aliou Condé, Secrétaire gênant de l’UFDG (Union des forces démocratiques de guinée), a salué l’innovation et a félicité la CENI qui prône le dialogue avec les partis politiques, car dit-il, « avant la CENI donnait des ordres, aux partis de les exécuter. Mais à partir du moment que les acteurs sont associés, que nous soyons d’accord ou pas, nous donnerons notre point de vue ». Il affirme tout de même qu’il ne peut pas apprécier la pertinence d’un processus qui n’a pas été mis à l’épreuve. « Ce sont des pratiques techniques avec de nouvelles technologies, il peut y avoir des couacs, mais l’essentiel est de savoir que nous avons de nouvelles procédures. Et en cas de problème, nous trouverons ensemble la solution ».
Quant à Mory Saran Soumaoro, représentant du RPG Arc-en-ciel, il se dit séduit. Même qu’il est « très confiant par la performance de la solution, surtout que c’est une expertise locale. Ce sont des jeunes guinéens qui ont travaillé pour la mise en place de l’application », a-t-il précisé. Un essai d’enregistrement des candidatures pour les sélections communales a été présenté aux présents.