Sortir la Guinée de la pauvreté : La solution de Albert Zeufack en cinq points

Sortir la Guinée de la pauvreté : La solution de Albert Zeufack en cinq points

Le forum international se poursuit à Conakry, ce vendredi 10 novembre. Cette deuxième journée est consacrée à la lutte contre la pauvreté. Éradiquer la pauvreté en une génération (25 à 30 ans), c’est possible, selon Albert Zeufack, chef économiste région Afrique, Banque mondiale.

Selon l'expert comique, voilà ce que notre bled doit faire : stabilité macro-économique, institutions solides, investir sur les infrastructures physiques (routes, aéroport, ports, agricultures, électricité etc ), investir sur le capital humain (éducation), enfin, la transparence dans la gestion et la lutte contre la corruption. Ce qu’a fait la Chine, le Singapour, le Botswana (seul en Afrique) et bien d’autres. Le Singapour, par exemple, dit-il a réussi à maintenir le taux de chômage à 4% pendant 20 ans. A ce taux, la Banque mondiale l’appelle plein emploi. Pour que notre bled soit débarrassé de la pauvreté d’ici les 25 prochaines années, Albert Zeufack a demandé que le PNDES, Programme national de développement social guinéen ne soit pas sur papier, mais sur les faits.

En 2014, plus de 60% des Guinéens étaient pauvres et 65% des Guinéens vivent en zone rurale. Sur l’accès à l’éducation, seulement 45% des 15-24 ans ont accès à l’éducation, c’est environ 30 point de moins que la moyenne en Afrique subsaharienne qui est de 70%.  L’accès à la santé est aussi faible, et 67 femmes sur 10 000 meurent chaque année en donnant naissance. « Ce chiffre devait révolter tous les Guinéens ».

Pour l’accès à l’électricité, encore très loin. En zone rurale, par exemple, seulement 1,1% a accès à l’électricité.

En ce qui concerne le faible accès des jeunes à l’éducation (46%), le ministre Yéro Ta-Baldé a tâtonné sur ses réformes, notamment le recensement biométrique et la mise en place très prochainement des conseil d’administration dans les universités. Il reconnaît que ce n’est pas suffisant, mais a promis de continuer les réformes et combattre au maximum la corruption. Déjà, les primes des étudiants fictifs et les salaires des enseignants fictifs a été reversé dans le budget de l’État.

Dernière modification lesamedi, 11 novembre 2017 14:35

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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