Journée ville-morte : La circulation perturbée entre Sonfonia et Enco5

Journée ville-morte : La circulation perturbée entre Sonfonia et Enco5
L'opposition respire-lacrymogène appelle ses militants à observer une journée ville-morte ce lundi 12 mars dans la capitale Conakry et les préfectures voisines. Histoire, dit-elle, de protester contre la fraude organisée par le parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel lors des sélections munici...pâles du 4 février dernier et d'exiger les résul...tares sortis des urnes. Sur l'axe Sonfonia-Enco5, le mot d'ordre est presque suivi à la lettre. Boutiques et magasins pratiquement fermés, quelques stations-service barricadées. La circulation fortement perturbée, seuls les motards osent mettre le nez dans certains endroits. La crève syndicale aidant, les écoles sont restées bouclées. Même les établissements privés dont les petits intellos avaient pour habitude de s'y rendre sans uniforme ne sont pas hasardés dans cette zone.
Vers 7h déjà, les jeunes ont commencé à régner en maître, empêchant toute circulation et intimant aux taxis de rebrousser chemin. Certains n'hésitaient même pas à s'en prendre aux civils qui tentaient de ramener le calme : « Ils n'ont aucune leçon de morale à donner à quelqu'un. S'il veulent qu'il y'ait la quiétude, qu'ils partent dire à Alpha Condé de ramener les suffrages qu'il a volés. On ne le laissera plus faire » martèle un jeune à la T5.
Les flics en nombre réduit, ont essayé de ramener les jeunes à la raison, en vain : « Si vous voulez observer la ville-morte, restez à la maison. Mais vous n'avez pas droit d'empêcher les autres de suivre leurs affaires. On acceptera pas la pagaille » déclare un flic. Peu après, des courses-poursuites ont été engagées pendant un bon bout de temps avant que les bidasses ne réussissent à ramener le calme, mais la circulation est toujours perturbée. Et la tension reste palpable. Pour le moment, flics et jeunes continuent à se regarder à distance.
Dernière modification lelundi, 12 mars 2018 12:33
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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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