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Journée ville-morte : La route Leprince paralysée !

Sans surprise, les fous de l’axe ont investi l’axe Leprince pour faire respecter la ville-morte à l’appel de l’opposition respire lacrymogène. Dès la matinée de ce lundi 14 mai. C’est simple. Barricades, pneus brûlés sur la chaussée, circulation coupée. Le commerce paralysé. Seulement quelques motocyclistes circulent par endroits. Les usagers ont fui l’axe comme la peste. Tous ce sont rabattus sur l’autoroute et la corniche. Embouteillage c’est mieux qu’un caillou non ? Le long de ce tronçon, aucun agent de force de maintien d'ordre. Les tueurs de la ville avaient le champ libre.

Si la circulation est bloquée sur un axe, les motards font la fête, à leur risque te péril. Les usagers sont obligés de se déplacer, aucun véhicule. Faudra faire avec les taxis-motards. Le tronçon se négocie entre 5 000 et 10 000GNF. Début de calvaire pour certains piétons qui manquent d'argent.

N’empêche, certains ont quand même risqué la traversée de Bambéto. C’était comme une autoroute à péage. Au rond-point, des tueurs de ville ont érigé un checkpoint, un passage égale à 5 000 francs glissants. Sinon, c’est toi qui l’auras cherché.

Jusqu'au moment où nous mettons cet article en ligne, aucun incident n'avait été signalé. Cette fois, les agents de sécu ont pris de la distance. C’est souhaitable pour tout le monde. Pendant ce temps, les zopposants se la coulent douce à domicile en attendant de dresser le bilan « positif » de la journée.

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Affaire 19 juillet/ AOB au juge : « On m’a demandé de citer Tibou, Kassory, Sidya… »

Le procès du commandant Alpha Oumar Boffa Diallo ‘’AOB’’, Dame Fatou Badiar Diallo et Jean Guilavogui s’est poursuivi ce 14 mai au TPI de Dixinn. Ces trois personnes sont accusées d’association de malfaiteurs, de destruction de biens privées, d’atteinte à la sureté de l’Etat, de détention illégale d’armes de guerre, entre autres, dans l’affaire de l’attaque du domicile du chef de l’Etat, Alpha Grimpeur, le 19 juillet 2011. L’audience a eu du mal à démarrer. Ni les avocats de la défense ni ceux de la partie civile nétaient présents à l’ouverture de laudience. Mangadouba Sow a été obligé de la suspendre, le temps que ces derniers ne se pointent au tribunal. Les débats ont finalement commencé à midi. A la barre, le commandant ‘’AOB’’ a fait de nouvelles révélations : « Avant même le 19 juillet, plusieurs personnes étaient arrêtées et torturées pour qu’elles accusent AOB. Quand le commandant Koulibaly s’est jeté par la fenêtre, le chef d’état major des armées a ordonné à ce qu’on transfère le dossier à la gendarmerie, mais elle ne voulait pas s’en mêler. Dans cette affaire je devais être un témoin et non un accusé parce que j’ai alerté la garde présidentielle ce jour. Quelqu’un qui est venu attaquer n’alerte pas. Si je savais qu’on m’appelait pour cette histoire de tentative de coup d’Etat, ce jour-là, c’est une autre chose qui allait se passer ».

AOB a également accusé l’ex procureur, Willy Fernandez d’avoir tenté de le corrompre : « Quand j’étais dans mon lit de malade, plusieurs propositions m’ont été faites. On m’a demandé de citer plusieurs noms : Tibou Camara, Diallo Sadakadji, Kassory, Sidya…et dautres qui étaient sur une liste. En contrepartie on m’a proposé 2 millions de dollars et une évacuation au Maroc pour continuer mes soins. J’ai refusé, l’ancien procureur a dit que tant que je ne coopère pas, je ne sortirai pas de cette affaire ».

Fatou Badiar et Cie retournent en prison 

A l’issue des débats, les avocats de la défense ont formulé une nouvelle demande de liberté provisoire pour leurs clients. Demande rejetée par le juge Mangadouba Sow. Purement et simplement, malgré la maladie de Dame Fatou Badiar. Joachin Bilimou, avocat de la partie civile estime d’ailleurs que cet argument ne tient pas : « Nous n’avons vu aucun rapport qui met en évidence que madame Fatou Badiar est malade. Si les faits dépassent les compétences de l‘infirmerie de la maison centrale, on doit en référé aux CHU. Quand un détenu est malade ce n’est pas la mise en liberté qu’on demande, mais un placement hospitalier ». Salif Béavogui, un des avocats de la défense, regrette la décision du juge malgré toutes les garanties que « nos clients n’iront nulle part, mais nous sommes confiants ».

Commandant AOB et compagnie continueront leur séjour au luxueux hôtel 5 étoiles de Coronthie, du moins jusqu’au 25 juin prochain, date de la prochaine audience.

Yacine Diallo

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Humanitaire : Un téléthon pour sauver des vies en Guinée !

La Fondation pour la Santé en Guinée organise la première édition d’un téléthon du 3 au 9 décembre prochain dans le but de récolter des fonds pour aider des malades de drépanocytose, d’insuffisance rénale et des malades mentaux. Après une expérience en France, Indira Barry, prési de l’Ong, miss Guinée France 2013, a voulu rééditer la même chose dans son pays d’origine.

D’après une enquête menée par son organisation, plus de 50% de médecins guinéens exercent à Conakry. Encore qu’il y a plus de médecins que de chirurgiens-dentistes, ou autres. Encore plus de médecins généralistes que de spécialistes, et il y a même des maladies dont il n’y a pas de spécialistes du tout en Guinée.

L’autre hic en Guinée, est que le plus grand financement du système de santé en Guinée vient des ménages, 62% au total. Les ménages financement le système en payant ses soins. Et 26% de financement extérieur (PNUD, OMS, etc), 19% par la coopération bilatérale (BM, BAD etc), et enfin l’Etat 14% seulement. « C’est une avancée, il y a 5 ans, l’Etat finançait que 8% ». Iskine ! Enfin les Ong.

La fondation a identifié quelques défis dont une meilleure gouvernance du secteur, une meilleure répartition des ressources humaines, un allégement des dépenses en matière de santé dans les ménages, plus d’efficacité dans la formation, et la disponibilité de produits de santé.

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Entag : Un accident de la circulation fait 4 morts dont un footballeur !

Un accident en deux temps. Un camion benne transportant du granite venait de Matoto, arrivé à la forêt de Entag, le camion croise le chemin d’une Mercedes qui vient en sens interdit. Il était 4h ce lundi. Le camionneur parvient à éviter son vis-à-vis qui s’en sort avec quelques dégâts tout de même. Là, i n’y a pas eu de mort d’homme. Dans ces manœuvres, le camion réussit à franchir le terre-plein sans intention, et se renverse sur un véhicule en passage, de l’autre côté de la chaussée.

Un camion de près de 30 tonnes qui s’écrase sur un taxi qui pèse 3 fois moins, il l’écrase tout simplement. Sur le coup, trois cadavres, 4 personnes grièvement blessées. Arrivé à l’hosto, un des blessés meurt et porte le nombre à 4.Parmi les personnes tuées, Abdoulaye Doumbouya 18 ans, 2è gardien du Syli cadet.

La police se fera le plaisir de compter les morts et dresser le bilan macabre. Ce qu’elle a fait d’ailleurs. Sur les antennes du confrère Espace, Babacar Sarr, dirlo national de la police routinière appelle les citoyens à plus de responsabilité, et de discipline pour éviter les accidents, ou du moins, les limiter considérablement. Le contrôle technique et les sanctions policières cotre les contrevenants peuvent attendre. Et on attend le prochain accident avec son lot de mort.

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Quelle Banque Centrale pour la Guinée ? (Safayiou Diallo, économiste-chercheur [1/3])

L'objectif de cet article est de poser quelques questions jugées pertinentes, selon l'auteur, afin d'éclairer la lanterne des décideurs politiques et l'opinion publique sur les véritables enjeux des reformes à engager dans les domaines monétaire et financier.

D’entrée de jeu, il faut avoir le courage de reconnaître les résultats obtenus par la Banque Centrale de la République de Guinée(BCRG) dans ses domaines d'intervention réglementaire tels que : le contrôle de l'inflation via une bonne conduite de la politique monétaire, la gestion efficiente des réserves de change de la nation et la surveillance du système bancaire…

Quel type de Banque centrale voulons-nous pour notre pays (indépendante ou dépendante de l'Etat) ? De cette question principale résulte un certain nombre de questions spécifiques :

Quel objectif pour la Banque Centrale dans la promotion d'un véritable développement socio-économique durable ? Quelle politique monétaire doit-elle conduire dans le cadre de l’atteinte de l’objectif de stabilité des prix ? Quelle politique de change promouvoir afin d'assurer la stabilité du taux de change ? Enfin, quel rôle pour la Banque centrale dans la satisfaction des engagements pris par la Guinée dans le cadre de la Zone Monétaire Ouest Africaine (ZMAO)?

Ces questions sont importantes car diverses réformes menées en Guinée depuis l'indépendance à la fois par les Gouvernements successifs et par les partenaires au développement tels que le FMI et la Banque mondiale ont échoué à cause d’un examen insuffisant de certains paramètres.

En effet, ces reformes consistent tout simplement à identifier avec une exactitude les problèmes qui méritent une solution tout en évitant des diagnostics erronés concernant les problèmes à résoudre.

Toutefois, Nous invitons le lecteur à pardonner l'absence d'une réponse exhaustive à chacune de ces questions soulevées ci-dessus, car comme le soulignait Badara Dioubaté(2004), un des principaux rôles de l'économiste est de savoir poser des questions qu'il juge pertinentes pour l'amélioration de la visibilité, sans pour autant prétendre apporter des solutions« miracles» qui n'existeraient pas dans l’absolu.

En ce qui concerne la question principale soulevée ci-dessus, nous avons le devoir de souligner que depuis sa création, la Banque centrale a subie diverses modifications de ses statuts (notamment en 1961, 1980, 1985 et 1994). Ces modifications se sont révélées sans succès dans la résolution des vrais problèmes auxquels elle est confrontée. Certes, la Nouvelle Commission Indépendante créée le 04 mai 2007 par le Premier Ministre de large consensus pour la revue des statuts et de la politique monétaire de la BCRG a obtenu des résultats notables par rapport à la reforme menée en 1994.

Cela étant dit, pour revenir à la question principale soulevée ; question qui nous parait extrêmement importante dans la mesure ou toute réforme de la Banque centrale doit commencer par le choix d'un statut clair concernant son autonomie (qui peut être totale ou partielle) ou son absence d'autonomie (dépendance totale) vis-à-vis de l'Etat.

A ce niveau, le véritable problème ne réside pas dans le fait que la BCRG soit dépendante de l'Etat, car dans de nombreux pays dits développés (à l'exception des Etats-Unis et de l'Europe en particulier) et en développement, les Banques centrales sont dépendantes des Etats (Badara Dioubaté, 2007).

Cela veut dire que dans notre pays, la dépendance de la BCRG peut être maintenue car comme le soulignait H. POINCARRE, «la monnaie est trop importante pour la laisser dans les mains des banquiers centraux ».

En revanche, l'Article 28 des statuts de 2009 de la BCRG indique que : «la Banque centrale consent des avances à l'état, tous concours confondus jusqu'à concurrence de vingt pour cent (20%) des recettes budgétaires constatées au cours de l'année budgétaire écoulée ».

Les conditions d'accès à l’avance et les modalités sont fixées par l’article 7 des statuts de 2009. Conventions passées entre le Ministre des finances et le Gouverneur de la Banque Centrale. En outre, contrairement aux statuts de 2009, les statuts de 1994 ne traitent pas l'éventuelle participation de l'Etat au marché secondaire des titres publics aux conditions de marché. Tandis que les statuts de 2009 indiquent à l'article 36 que « Sans préjudice les dispositions susmentionnées, la Banque Centrale peut accorder des avances temporaires à l’Etat ne dépassant pas 92 jours calendaire sous réserve que lesdites avances soient accordées aux taux d'intérêt du marché en République de Guinée. L'encours total desdites avances de la Banque Centrale versées au titre du paragraphe précédent n'excède pas 5% de la moyenne annuelle des recettes ordinaires pour les trois (3) de exercices financiers précédant l'année et pour lesquels les comptes sont disponibles ». Au regard des critères d'indépendance légale, les statuts de 2009 donnent une plus grande indépendance que ceux de 1994 (Ahmed Tidiane Diallo, 2010).

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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