Filtrer les éléments par date : mardi, 05 juin 2018

Sanction disciplinaire à la gen-dramerie : Colonel Alpha Barry, libéré, sevré !

Sa peine a été réduite. De 45 jours de confinement, Colonel Mamadou Alpha Barry ne fera que seulement 19. Bien gardé dans les bureaux climatisés de l’Eco 3 de Matam. Après ces 19 jours de confinement, il a été libéré cette nuit : sa sanction est levée, sa peine de prison est levée, mais pas sa suspension. Mais pour la reprise du travail, ce n’est pas effectif, ses supérieurs hiérarchiques n’ont pas encore décidé. Selon un de ses proches, l’éloquent colonel Barry reste pour le moment un civile. Actuellement même, il « est en train de chercher du travail, le temps que sa situation se régularise », nous dit la source. La même source a ironisé : « Si vous avez des postes de vigil à pourvoir, il est preneur. Pour le moment, il n’a pas de solde, pas de ravitaillement. Rien. Et il a une famille ».

Sevré de son solde et de ravitaillement, colonel Alpha Barry, dit-il a demandé pardon à son chef, dans le but de reprendre le boulot. Seulement, celui-ci n’a pas encore réagi. « Il a demandé pardon, mais se faire pardonner dépend de l’humeur du chef, s’il décide de pardonner, il pardonne. Sinon il ne pardonne pas. Mais s’il y a plus d’ennemis que d’amis, ils vont le pousser à ne jamais pardonner ».

En attendant que Colonel Alpha Barry réintègre les rangs, il reste à la maison. Notre source évoque une radiation indirecte.

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Patrick Millimono ministre de l’Elevage : La communauté Kissi n’en veut pas

La communauté kissi à Conakry, a tenu une réunion ce lundi, 4 mai à Concasseur. Une rencontre à la cour de laquelle, elle s’est indignée de la nomination puis la permutation de Roger Patrick Millimono du ministère de l’Environnement, pour celui de l’élevage. Elle demande à son ‘’fils’’ de démissionner au risque de se voir banni. Antoine Kila Ifono, porte-parole de la communauté kissi explique. «Dès qu’on a appris le décret dans la nuit du dimanche, tout le monde était indigné. Ce n’est pas une question de communauté Kissi, mais au niveau national, tout le monde était indigné. Il a été nommé ministre de l’Environnement et le portefeuille du ministre de l’Elevage est resté vide. Comment se fait-il que Monsieur Roger Patrick Millimono a fait la passation vendredi et il est enlevé dimanche à ce même poste pour un autre. Pourquoi il n’a pas été nommé ministre de l’Elevage dès au départ », s’est-il interrogé.

Nommer et révoquer sont des pouvoirs discrétionnaires du Chef de l’Etat reconnait Antoine Kila Ifono. Seulement, dit-il, dans ce décret, la forme a été biaisé. « Si Monsieur Roger Patrick Millimono était nommé toute suite ministre de l’élevage, il y avait aucun problème. Et personne n’aurait levé le petit doigt. Mais, pourquoi le poste est resté vide ».

Décision difficile pour le Millimono-stéréo, balloté entre l’envie d’enfiler le manteau de ministre et celui de se voir banni, par sa communauté. Le porte-parole de la communauté indique que s’il n’accepte pas la demande de sa communauté, il n’y pas de problème. Sinon…quoi ? En tout cas, selon nos informations, Millimono Stéréo n’a pas l’intention de céder son bétail à quelqu’un d’autres

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Basse-cour constitutionnelle : Les commissaires de l’INIDH arrivent

Ce 5 juin, dans la salle du 28 septembre du Palais du peuple, l’INIDH, Institution Nationale Indépendante des Droits Humains a démarré sa session (très) ordinaire. Pendant trois semaines de travaux, la trentaine de commissaires de l’institution plancheront notamment sur l’examen et l’adoption du rapport annuel 2017 de l’INIDH, les auditions du représentant du HCDH, du Cheick de la Justice et du Khalif de la Citoyenneté sur des questions liées aux droits humains dans le Bled. Mais les 23 commissaires qui se sont pointés au Palais du peuple ce mardi ont profité de la cérémonie d’ouverture pour élire ceux qui porteront désormais la voix de l’INIDH à la Basse-cour constitutionnelle. Ils sont censés pallier les départs mouvementés de la Cour de Tidiane Kaba et surtout d’Alia Diaby qui est revenu prendre les commandes de l’INIDH. Après des tractations, quatre candidats se sont déclarés. Ansoumane Sacko, Gomou Fatoumata Morgan, Abdoulaye Baldé et Dame Hawa, qui est absente d’ailleurs du pays pour raison de santé, dit-on. Finalement, les deux derniers se sont rétractés pour laisser le champ libre aux deux premiers. Ansoumane Sacko, juriste et dame Fatoumata Morgan, activiste de la société civile ont été élus par acclamations. « Je suis heureux de cette marque confiance. Dans tous les cas, je compte valablement vous représenter à la Cour constitutionnelle. Comme je l’ai promis je ferai de telle sorte que la jurisprudence constitutionnelle soit florissante. Pour que l’Etat de droit se développe et se redynamise dans notre pays » s’exclame le nouveau promu, Ansoumane Sacko. De son côté, Fatoumata Morgan a promis de s’engager résolument dans l’accomplissent des missions de cette Cour : « Nous prenons la promesse de ne pas décevoir les commissaires de l’INIDH. Nous ferons en sorte que la mission de la Cour constitutionnelle s’accomplisse, mais conformément à la loi. C’est une institution qui a besoin des personnes qui vont l’aider à accomplir cette mission ». Ces deux nouveaux commissaires prendront fonction après confirmation de leur choix par un décret du prési Alpha Grimpeur. La session ordinaire de l’INIDH elle continuera jusqu’au 24 juin prochain.

Yacine Diallo  

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Palais du peuple : Dernier hommage à Issa Ben Yacine Diallo

Un symposium a été organisé ce lundi, 4 mai au Palais du peuple pour honorer la mémoire de feu Issa Ben Yacine Diallo, ancien fonctionnaire des Nations Unies, décédé en Suisse le lundi, 28 mai 2018. Parents, amis, collaborateurs, représentants des corps diplomatiques et consulaires accrédités en Guinée, représentants des organisations et institutions internationales se sont succédé à la tribune pour témoigner les qualités humaines, le bagage intellectuel et le service rendu à la Guinée et au monde.

Née le 17 mai 1939 à Conakry, le défunt Ben Issa Yacine Diallo était le fils de feu Yacine Diallo, premier député guinéen à l’assemblée nationale française. Après des brillantes études scolaires et universitaires, Ben Issa Yacine Diallo a obtenu, en 1963, un diplôme en relations internationales et sciences politiques de l’Université de Paris et un doctorat de l’Institut des hautes études instituts internationales de l’Université de Genève en 1973. Il s’est spécialisé en négociation, médiation et coopération régionale et internationale…

Au-delà de son humanisme témoigné par ses collaborateurs, Issa Ben Yacine Diallo était un réservoir de savoir qu’il n’a cessé de léguer à l’élite guinéenne, dont les membres de l’Association Guinéenne des Anciens Diplomates. Mohamed Aly Thiam l’a souligné dans une pathétique oraison funèbre : « Je me souviens t’avoir connu l’automne 1987, à New York, au siège de l’ONU. A cette époque, tu étais le plus proche collaborateur de Monsieur Perez De Cuellar, alors secrétaire général des Nations Unies. Ce fut avec une certaine fierté chauvine que j’avais appris qu’un compatriote était perché dans les hautes sphères de décision de la très prestigieuse organisation universelle, dénommée Organisation des Nations Unies. Je revois se dérouler dans mon esprit l’impérissable souvenir des quelques instants passés en ta compagnie dans les locaux du Palais de Verre de Manhattan, quand tu nous faisais l’honneur, à feu Moussa Sangaré et moi, de nous recevoir à déjeuner, à tes heures de Lunch ».

L’orateur, ému, de poursuivre : « Tes informations, enseignements et conseils sur l’ordre du jour de l’assemblée générale et de ses commissions, sur le fonctionnement des organes de l’ONU, leurs procédures et programmes, les opportunités que notre pays devait saisir nous ont aidés à vite nous familiariser avec la vie internationale, à appréhender l’ampleur de la tâche d’un diplomate dans les relations multilatérales. Cela a duré les sept années pendant lesquelles, comme directeur des affaires juridiques et consulaires, j’ai arpenté les locaux des Nations Unies »

Selon le ministre secrétaire général à la présidence, Kiridi Bangoura, feu Issa Ben Yacine Diallo, n’avait pas que l’ambition de vendre l’image de la Guinée à l’étranger. Deux autres préoccupations lui ont hanté l’esprit : la menace rebelle de l’an 2000 dont la Guinée a été victime et la transition militaires de 2008 aussi. « Quand la Guinée a été agressé en 2000, il fallait chercher les moyens pour défendre diplomatiquement et stratégiquement notre pays. Le Président Conté, que j’étais alors simple Chef de cabinet du ministre de l’intérieur et rapporteur du conseil de défense et sécurité a demandé à Monsieur Issa Diallo de nous aider auprès du gouvernement américain. Il a négocié pour que la Guinée ait un appui conséquent en information, en équipement et en financement, pour que le pays puisse se défaire des rebelles qui avait transféré la guerre civile en cours en Sierra Léone, au Libéria sur le territoire guinéen. Il est parti au nom de la Guinée à la Maison blanche, il a négocié un programme assez complexe : budget, équipement des forces armées, constitution d’un régiment spécialisé des rangers... Il a fait cela en tant que guinéen, sans titre et sans moyens. Il l’a fait parce que sa nation était en danger ».

A la prise du pouvoir par la junte militaire du CNDD, feu Issa Ben Yacine Diallo s’est impliqué pour une transition apaisée. Même que « le Chef de l’Etat (Alpha Condé, ndlr) envisageait même ces derniers temps de l’associer pour la réconciliation nationale » poursuit Kiridi Bangoura.

Le pouvoir, l’argent et la femme sont entre autres moyens par lesquels on peut juger l’être humain, faisait-il remarquer, se souvient pour sa part Boubacar Yacine Diallo, journaliste et ancien ministre.

Yasmine M’balou Diallo, fille du défunt, en larmes, regrette la perte de son papa : « Ces derniers mois ont été très difficiles. Mais, il était toujours en train de faire ses blagues avec la bonne humeur jusqu'à ses derniers jours. J’ai tout abandonné parce qu’il le méritait. Il m’a toujours encouragée. Il m’a tellement donné des supports que je n’arrive pas à exprimer. Il était très généreux, très humble. Sa sagesse me manque. Sa sagesse me manquera de plus. Que son âme repose en paix ».

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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