Les attaques contre les médias en Guinée ne doivent pas rester impunies, a déclaré Amnesty International ce mardi 13 mars. L’ONG a rappelé l’attaqué contre les locaux de Hadafo Média, et l’incendie le véhicule du groupe Evasion Guinée. Ces attaques, selon François Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, visent la liberté de la presse et la liberté d’expression. « Le travail que font les journalistes est essentiel surtout dans un climat social et politique actuellement tendu en Guinée. Les autorités doivent ouvrir une enquête impartiale afin que les responsables présumés soient identifiés et traduits en justice ». Il incombe aux autorités de s’assurer que les médias puissent exercer librement et sans crainte d’attaques ou de menaces, a déclaré François Patuel.
Même que ces attaques contre des groupes de presse interviennent dans un climat politique et social délétère, avec la contestation des résultats des élections locales du mois dernier, et la grève des enseignants actuellement en cours.
Depuis le mois de janvier, « au moins 11 personnes, dont cinq mineurs et un gendarme, sont mortes dans le cadre de ces manifestations », dit-on. Amnesty International déplore une situation de la liberté de la presse qui s’est nettement détériorée l’année dernière avec de nombreuses arrestations de journalistes et la suspension de plusieurs médias en Guinée.