Aujourd’hui, beaucoup d’africains, instruits, cultivés, professionnellement compétents sont installés dans les pays des colonisateurs. Quand on y réfléchit profondément, on est envahi par des sentiments allant de la pitié, de la tristesse à la révolte. Ce constat mérite explications. Très souvent, on qualifie de “ fuite de cerveaux ”, l’installation des africains dans les pays développés. Ce qualificatif de “ fuite ” n’est pas fondamentalement exact. En général, on s’éloigne d’un lieu ou qu’on l’abandonne quand la sécurité n’y existe pas. Cet éloignement, ou cet abandon peut être causé par l’extérieur. Pour le cas spécifique de certains d’africains, l’installation en occident n’est pas consciente, elle est le résultat d’un “ conditionnement invisible ” dû à l’école occidentale, aux “ magiques valeurs ” des blancs.