Zimbabwe : Situation confuse à Harare
- Écrit par Diallo Oumar Tély
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Des soldats ont pris le contrôle de la radiotélévision et de plusieurs bâtiments publics et officiels dans la nuit de mardi à mercredi 15 novembre. A la télé, Général Sibusio Moyo, porte-parole de l’armée a indiqué que l’armée est intervenue contre des « criminels » de l'entourage du prési Bob Mugabe. « Ceci n’est pas un coup d’État militaire » a affirmé le porte-parole de l’armée, alors que Bob Mugabe a dit à Jacob Zuma, qu’il est « détenu à son domicile ».
L’intervention de l’armée fait suite au limogeage de Emmerson Mnangagwa, le 6 novembre dernier, alors qu’il bénéficie de liens forts avec l’armée, contrairement à Grace la femme de Mugabête qui l’a fait évincer. Grace et Emmerson veulent tous succéder à Bob.
L'armée veut « arrêter la purge »
Le renvoi d’Emmerson Mnangagwa a fait déborder le vase. Depuis son départ, une véritable purge est effectuée au sein de la Zanu-PF, plusieurs de ses proches sont écartés, dont des vétérans de la guerre d’indépendance. Pour l’armée, c’est inacceptable, Grace Mugabe se débarrasse de l'un ex vice-prési pour essayer de prendre sa place et éventuellement succéder au chef de l'Etat. Pour l’armée, Grace n’a aucune légitimité et est née en Afrique du Sud, pas au Zimbabwe. D’ailleurs, au départ, elle était simplement la secrétaire de Bob Mugabe.
Pour l’instant, on ne sait pas où elle se trouve. La BBC pense qu’elle est attendue en Namibie. Ce qui est certain, plusieurs de ses proches, membres du G40 (Génération 40 ans, le groupe que Grace a constitué), ont été arrêtés : Ignatius Chombo, ministre des Finances, ou encore du leader des jeunes de la Zanu-Pf, Kudzai Chipanga, également sans nouvelles de Jonathan Moyo, le « cerveau » du G40.