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Culture : SOS pour Cherif Hamidou

Les fans du groupe de rap Douda Incha Allah risquent de ne plus entendre la voix de Clacs, alias Chérif Hamidou. Révélation des années 2000, le groupe est orphelin de son Clacs depuis 2015. Après la sortie de l’album "Qui ne dit rien consent’’, Hamidou Chérif a été terrassé par une maladie contre laquelle il se bat avec de maigres ressources. Clacs est cloué à la maison, entouré de sa famille, amaigri, visage émacié, pieds enflés, ventre ballonné. Malgré cet état, Cherif est optimiste. « Aucune aide du ministère de la Culture. Je demande de l’aide à l’Etat et aux bonnes volontés pour me faire soigner à l’extérieur ».

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UFDG : Pour le non-respect de l'accord, La Petite Cellule brandi la rue !

De retour d'un long périple qui l'a conduit en Europe et dans la sous-région ouest africaine, La Petite Cellule Dalein a retrouvé les siens, ce samedi 15 mars. A l'occasion de l'assemblée générale de son parti. Le chef de file de l'opposition a "sermonné'' ceux qui ne respectent pas la parole donnée. Allusion au camp d'en face qui refuserait d'appliquer l'accord du 12 octobre 2016. Cellou estime que son parti a été diffamé, les cadres aussi, leurs faisant passer pour des ethnos, mais que l'Ufdg a des valeurs tirées de notre éducation africaine. "La parole donnée, est sacrée, l’ingratitude, banni. Ce n’est pas le malinké, le soussou, le forestier qui m‘intéresse, c’est l’être humain. Soundjata Keita et Samory Touré, ces ancêtres incarnaient le courage, l’honnêteté, disaient la vérité en tout temps et en tout lieu. Si notre Guinée doit reprendre le chemin de la cohésion et du développement, il faut rétablir ces valeurs". La petite cellule a promis de se battre jusqu’à ce que tous les Guinéens seront traités sur un pied d’égalité, indépendamment de leur origine. L’UFDG ne se bat pas pour une ethnie ou un groupe social et professionnel, mais pour le respect de la dignité du citoyen, dit-il.

Accord non respecté

Le chef de file de l'opposition respire lacrymogène a rappelé qu'il y a eu quatre accords au total. A chaque fois, le gouvernement s'est engagé à organiser les élections locales. D'abord en 2013, le gouvernement s’était engagé à les organiser avant le 31 mars 2014. En 2014, il était prévu de les organiser le 31 décembre 2014. Début 2015, l’opposition a quitté l’Assemblée pour exiger l’organisation des élections locales avant la présidentielle. Finalement un dialogue sera organisé. Là encore le gouvernement s’engage à les organiser avant le 30 juin. Puis en septembre 2016, un autre dialogue, le gouvernement a juré de les organiser en février 2017. Nous sommes en mars. Nada. Pourquoi? Le parti au pouvoir ne veut pas les organiser, parce que sûr de les perdre, répond La Petite Cellule Dalein qui ajoute que pour toutes les élections, le RPG Arc-en-ciel s’appui sur les élus locaux nommés pour frauder. Mais Cellou ne semble pas surpris du non-respect de l'accord. "Chers militants, je vous avais prévenus. Je vous avais dit que nous avons signé un bon accord s’il est appliqué. Et que pour son application, on fait confiance à Alpha Condé, jusqu’à preuve du contraire. La presse a enlevé jusqu’à preuve du contraire. Malheureusement, aucune décision n’a été appliquée à la date et dans les conditions prévues". Plus inquiétant pour Cellou, on ne sait pas quand est ce qu’on va les organiser, alors que Niger, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal s’apprêtent à organiser, une seconde fois des élections locales. "Nous, depuis 2011, on dialogue, signe des accords et fixe des dates".

La rue

Une seule décision a été appliquée partiellement, dit le chef de file de l'opposition, l’adoption du très controversé Code. Même si celui-ci n'est toujours pas promulgué parce que "toujours à la Présidence depuis le 24 mars. Toujours pas transmis à la Cour constitutionnelle. Quand on manifeste, on dit que l’opposition est violente. Alors on fait comment", se demande La Petite Cellule Dalein Diallo. Cette fois, il n'a pas envie de céder, parce que signé par la mouvance, l’opposition et la communauté internationale, "il faut qu’on l’applique". Pour lui, la mouvance pestilentielle donne l'impression que l’opposition se fait rouler, alors qu'il n'en est rien, c'est juste une question de respect de la parole donnée. Mais comme cela ne semble pas évident, "nous allons exiger par tous les moyens légaux, l’application de l’accord. Un engagement ça se respecte. Il faut avoir le sens de l’honneur, respecter sa parole". Cellou pensent que si on a à faire à des gens qui se croient plus malin, qui prennent des engagements si c'est tendu et qui, après, refusent des les respecter, il faut qu’on soit prêt "à reprendre la rue. Aucun élément ne dit qu’on va respecter l’accord". Il a demandé aux militants de se tenir prêts, l’opposition va se réunir pour prendre des décisions dans les jours à venir.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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