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Hadj 2018 : L’Etat décentralise les opérations de vaccination des pèlerins

Lancée le 11 juillet dernier, la vaccination des candidats au pèlerinage au compte du Hadj 2018 se déroule actuellement dans plusieurs coins de la capitale Cona-cris. Pour éviter les désagréments pratiquement traditionnels connus de par le passé, le secrétariat aux Affres religieuses a décidé de décentraliser l'opération, en collaboration avec le mystère de la Santé, via la Direction nationale de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie.

Pour la réussite de l’opération, cinq sites ont été identifiés. Un dans la commune de Matoto, à la mosquée Fofana, un à Kountia, dans l’enceinte de la mosquée Al Haramaine. Un troisième à la mosquée Turque de Bambéto et les deux autres au Centre islamique de Donka et au siège de la Direction nationale de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie, à Kaloum. Mais du fait de la situation tendue entre le goubernement, la société civile et les syndicats suite à l’augmentation unilatérale du prix du car-brûlant, le centre vaccinal de Bambéto a du mal à fonctionner. Personne ne veut prendre le risque. Ni les candidats au pèlerinage ni le secrétariat aux Affres religieuses, encore moins les agents vaccinateurs. Le transfert de ce centre vers un autre lieu serait d’ailleurs à l’étude. En attendant, les pèlerins peuvent se faire vacciner dans les autres centres. Dr Mohamed Lamine Diallo, prési de la commission vaccination à la Ligue Islamique se frotte les mains : « L’un des goulots d’étranglement que nous avons connus par le passé c’était le manque de vaccins. Cette année, avant même le début de la vaccination, tous les vaccins sont disponibles. Les années passées, toute la campagne se déroulait ici (Mosquée Fayçal). Ce qui provoquait des attroupements et des bousculades, principalement à la grande mosquée. Pour corriger ces erreurs, le secrétariat a pris cette initiative ».

Cette année, 7 500 pèlerins guinéens sont attendus à la Mecque. La règle exige qu’ils se fassent vacciner 10 jours avant leur voyage. Une trentaine d’agent de santé sont mobilisés pour le bon fonctionnement des sites. Près de 2 000 pèlerins sont déjà passés par les centres, selon les chiffres de la direction nationale de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie. Pour le moment, la plupart des pèlerins trouvés sur les lieux disent n’avoir pas rencontrés de difficultés. Pour Dr Timothée Guilavogui, dirlo du centre national de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie, l’objectif sera atteint : « La fièvre jaune et la méningite sont des maladies ciblées dans le cadre de la sécurité sanitaire. C’est pourquoi il faut veiller à la vaccination des personnes. L’Arabie Saoudite a exigé que tout pèlerin qui doit fouler son sol soit obligatoirement vacciné contre ces maladies. Avec la décentralisation on est en train d’atteindre notre objectif. Les cartes de vaccinations sont désormais sécurisées. Il est impossible de les falsifier ». Pourvu que les prochaines étapes ne soient pas un calvaire pour les candidats au pèlerinage. Comme c’est le cas les années précédentes.

Yacine Diallo

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Hausse du carburant : Une marche verte annoncée dès la semaine prochaine

Ce vendredi 13 juillet, la classe ouvrière, les acteurs de la société civile, les représentants des opérateurs comiques se sont donnés rendez-vous à la bourse du travail. Objectif, définir l’agenda de la grève et la marche ‘’verte’’ prévue mardi. Après deux jours de trêve, les syndicalistes en collaboration avec les forces sociales affûtent les armes pour faire plier le gouvernement. Mamadou Mansaré, porte-parole des syndicalistes décline l’agenda. « Une marche verte va être organisée sur l’ensemble du territoire national. L’heure de départ pour l’ensemble des travailleurs qui sont à Conakry 1 et les deux bureaux exécutif (CNTG-USTG) en compagnie de tous les représentants des forces sociales guinéennes comme en 2007, sera la bourse du travail. Les autres communes de Conakry (Matoto, Ratoma, Dixinn, Matam) départ aux mairies. Tout le monde converge au siège de notre Assemblée nationale qui n’est pas en train d’entendre les cris de son peuple. En même temps, à l’intérieur du pays, toute la classe ouvrière et les forces vives de la nation convergeront des bourses du travail vers les sièges des préfets ». Cette démonstration de force initiée par le mouvement social est une première en Guinée. D’où cet appel à la mobilisation des citoyens. « Nous vous invitons donc à une forte mobilisation pour démontrer que notre marche appelée ‘’marche verte’’ qui est la couleur de la beauté, de l’espoir, de la paix doit amener enfin le bonheur tant attendu par ce peuple pauvre de Guinée », a déclaré Mamadou Mansaré avant de demander à ses camarades syndicalistes, s’ils sont prêts à mourir pour la bonne cause ? Alia Camara, l’inspecteur général du travail et médiateur dans les négociations syndicat-gouvernement dit être présent à cette assemblée en tant que guinéen. Et cela, pour tenter de convaincre les leaders du mouvement à sursoir aux manifestations pour revenir à la table de négociation. « C’est vrai depuis un temps, nous avons interrompu les discussions. Je suis venu inviter l’inter central CNTG-USTG de bien vouloir accepter de rejoindre la table de négociation ». Une demande qui n’a pas été du goût de l’assistance. « Tant que le litre ne revient pas à 8 000, pas de négociation » réagit-elle.

LEBERE BALDE

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Crise politique : L’opposition reprend la rue dès jeudi

Ce vendredi 13 juillet, l’opposition respire-lacrymogène s’est réuni en urgence au QG de l’UFDG. Comme toujours. Ils ont évalué l’application du désaccord du 12 octobre 2016, comme avait promis le Prési Alpha Grimpeur. Un seul point satisfait. Le vote à l’assemblée la semaine dernière de la loi sur la CENI. L’opposition avait donné une semaine au goubernement pour régler l’affaire. L’ultimatum n’a rien donné. Il n’a pas bougé d’un iota. Alors c’est la fin de la trêve. A la fin de la réunion, La Petite Cellule Dalein Diallo a annoncé la reprise des manifestations pacifiques dès le jeudi 19 juillet. Cette marche partira de la Tannerie à l’esplanade du stade du 28 septembre via Kénien et Bellevue. Juste deux jours après la marche projetée par les Farces sociales de Guinée.

Depuis la rencontre entre La Petite Cellule et le Prési Alpha Grimpeur, l’opposition respire-lacrymogène estime que le désaccord du 12 octobre. L’opposition continue de réclamer les ‘’vrais résultats’’ des élections communales. Alors que le contentieux perdure, le ministre de l’Administration menace d’installer les élus. L’opposition promet de s’y opposer. Si la loi sur la CENI a été votée par l’Assemblée, l’audite et l’assainissement du fichier électoral se fait attendre. La mise en place d’une assistance financière pour dédommager les victimes de pillages et ceux qui ont perdu des proches ? rien. « Il n’y a pas eu de progrès », dit La Petite Cellule. Pendant ce temps, « on continue de faire l’objet de harcèlement judiciaire : Ibrahima Sory Camara, nos militants de Kalinko, de Linsan etc… sont toujours en prison ». Cette frustration accumulée précipite l’opposition dans la rue. Elle commence son speech jeudi, si d’ici là, rien n’est fait, conclut le chef de pile de l’opposition.

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Cona-Cris Express ressuscite : Les usagers se frottent les mains

Suite à la marche organisée par les forces sociales de Guinée le mardi 10 juillet, sur l’autoroute Fidèle Castro pour le retour du prix du carburant à 8 000 GNF, le goubernement par la voix du ministre de l’information et de la communication, Amara Somparé, avait annoncé la mise en circulation d’une quarantaine de bus et la relance du train Cona-Cris Express. Chose promise chose réalisée.

Immobilisé depuis cinq mois, le train Cona-Cris Express a repris service le jeudi 12 juillet. Depuis son arrêt, ils étaient très nombreux les commerçants, les fonctionnaires, les étudiants et les élèves à traverser un véritable calcaire pour se déplacer de Kagbélen à Kaloum. Aux dernières nouvelles, cet arrêt faisait suite aux manifestations de rue qui secouaient le bled pendant les élections communales.

Le Directeur Général de la Société Nationale des Chemins de fer de Guinée (SGCFG), Badra Yoras, joint au téléphone, donne les raisons de l’arrêt. « On avait décidé d’arrêter le train après les campagnes électorales pour préserver notre sécurité. A plusieurs reprises on a subi des attaques par les jeunes de la Carrière, de Cosa, de Simbayah et de la Cimenterie. Il suffisait qu’il y ait des mouvements sociaux pour que les loubards s’en prennent directement au train. Malheureusement, après les élections les hostilités avaient continué, donc on avait a décidé d’arrêter toute activité jusqu’à ce que le calme reprenne », explique le DG des Chemins de fer. Il a ajouté qu’outre la sécurité, ils ont subi une énorme perte économique durant deux mois de travail pendant la période électorale et post-électorale. «Ces jeunes brûlaient des pneus et si le train rencontrait un tel obstacle il s’arrêtait et consommait du carburant avec le risque d’être lapidé avec les passagers et le personnel. Les vitres étaient parfois caillaissées. Les pertes s’élevaient à 17 millions par jour » renchérit-il.

Pour Bademba Barry, chef de la division exploitation de la Société Nationale des Chemins de Fer de Guinée, de nouvelles mesures sont en vue pour empêcher désormais de telles situations. « Il y a l’Agence Nationale d’Assainissement qui s’occupe du nettoyage de la voie ferrée ». Il estime tout de même que chacun à un rôle à jouer dans cette partie. « Nous demandons une implication des élus locaux, de la presse, etc… la presse peut aider tout en faisant une large sensibilisation des citoyens en les invitant de ne pas déverser les ordures ménagères sur la voie ferrée », souhaite-t-il. Alseny Diakité, passager, se dit content de la reprise du train parce que selon lui, circuler à Conakry est devenu chose qui n’est pas du tout facile. Il demande tout de même à l’Etat de fournir plus d’effort afin que le prix du car-brulant diminue. Pour terminer, il a porté à la connaissance des clients que malgré l’augmentation du prix du litre de carburant à la pompe le transport reste-le même.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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