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Tronçon Labé-Yembéring : Le pont de MBagou en détresse

Le bourbier de Linsan hante encore les esprits, et la même expérience douloureuse est sur le point de se répéter. Le pont de Mbagou, entre Labé et Yembéring est en souffrance depuis le début de la saison pluvieuse. La situation se dégrade depuis deux mois. Une partie de sa fondation est sur le point de céder. Des deux côtés du pont, il s’affaisse peu à peu et des trous géants se sont formés. Les chauffards se demandent où donner de la tête. Pour le moment, les usagers ont trouvé une solution bancale, le temps que l’Etat agisse : « On a mis des morceaux de bois pour passer. On avait projeté de s’organiser pour le réparer. Mais il y a eu une déviation, juste à côté du pont. Alors l’idée de réparer le pont a été abandonnée. Pour le moment, on se débrouille à le pratiquer, mais il y a des grands risques qu’il s’effondre sous peu si rien n’est fait ».

Seulement, cette déviation conçue avec des blocs de pierres a été d’abord engloutie par les eaux, puis une partie s’est noyée. Elle n’a pas tenu longtemps. Le problème reste entier, d’autant que personne n’utilise la déviation.

L’année dernière, le même tronçon a pourri la vie aux usagers au niveau du village Boudou. Sur des centaines de mètres, la route était envahie de boue glissante. Les véhicules s’embourbaient par dizaine. Les regards sont tournés vers le ministère des Travaux publics qui dit avoir fait l’inventaire des ponts en souffrance. Peut-être qu’il va agir pour éviter un Linsan bis.

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Les Farces sociales se désintègrent : Vers la création d’un autre groupe

Lundi 3 septembre, les Farces sociales ont pondu un bureau formel pour les diriger. Ses membres ont été désignés, dit-on, selon leurs compétences, avant de jurer la main sur la Bible ou le Coran de se conformer à la charte et au code d'éthique de la plateforme. D’autres membres perçus comme des taupes se sont vus exclus et se sont désolidarisés. Ce sont : Ahmed Sékou Traoré, Abdoul Sako, Ibou Balaya, Ansa Diawara, Dora Koïta et Ibou Aminata Diallo. Dora Koita qui était membre de la cellule de com avant la restructuration des Forces sociales crie à la trahison. Ibou Aminata Diallo de la PJDD (Plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement) revendique aussi la paternité des FSG et invitent "les dissidents" (les membres du bureau) à revenir à la raison. « On sait que c’est une guéguerre entre la PCUD et le CNOSCG. Nous on ne joue pas à ce jeu. Je ne supporte ni l’un ni l’autre ». Il demande à ce que tous ceux qui étaient présents lors de la première marche, qui sont « les vrais leaders » se retrouvent et mettent en place une structure par vote devant un huissier de justice. Toutefois, prévient-il: « Je ne suis pas prêt à prêter serment. Je n’ai rien à me reprocher. Jurer sur le Coran ou la Bible c’est du folklore ». Et le nouveau bureau estime que qui ne se sent pas morveux jurerait sur les livres saints. Sans rechigner. 

Rapprochement avorté

Après la mise en place du bureau suivi des serments, Ibou Aminata Diallo a joint Mamadou Billo Bah, un des deux nouveaux porte-voix du bureau pour un éventuel rapprochement. Sans succès. Après l'échec de sa tentative de rapprochement, Ibou Aminata Diallo n’exclut plus « de créer une autre Force sociale. Quelqu'un d’autre ne peut pas nous voler l’initiative, je fais partie de ceux qui ont enclenché ce mouvement. S’ils ont des preuves contre, qu'ils les brandissent. Dire que ceux qui ne sont pas allés à la réunion sont coupables alors qu’ils ne m’avaient pas infirmé n’est pas acceptable ». 

Coté Forces sociales, une source dément la tenue de réunions secrètes, mais évoque de rencontres préparatoires pour rédiger les textes juridiques. « Qu’ils viennent jurer, c’est tout ! On a ouvert la porte des Forces sociales, il y a eu du désordre. On y remet de l’ordre, ils s’offusquent. Ils ne veulent pas qu’il y ait un organe dirigeant. C’est tout le problème. Il y a des textes, qu’ils viennent prêter serment et on avance ».

Oumar Tély Diallo

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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