Le 9 novembre 2012, un double assassinat perpétré à Kipé (Ratoma) a coûté la vie à la directrice nationale du Trésor public, madame Aïssatou Boiro, et à Paul Temple Cole, ingénieur informaticien à Eti-SA, alors qu’ils rentraient (séparément) du boulot. Cinq ans après, 13 accusés ont été renvoyés, lundi 20 novembre, à la barre de la chambre criminelle du Tribunal de Dixinn pour y être jugés.
La Coalition guinéenne pour la Cour pénale internationale a été créée ce samedi 18 novembre par des associations de la société civile réunies au siège du Haut commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme, à Taouyah (Ratoma). L’un de ses objectifs est de faire barrage au retrait massif des Etats du statut de Rome.
« Hourrah pour ceux qui n’ont jamais rien inventé », avait ironisé Aimé Césaire, en plein combat pour implanter la Négritude ! Les pauvres Zimbabwéens ont fustigé la SADC et l’Union africaine avec la même finesse. Ils n’ont pas eu tort de savonner l’UA d’Alpha Condé et la SADC de Jacob Zuma, les meilleurs acteurs de «Vivre et laisser mourir» qu’avait excellemment bien interprété Sean Connery. Aujourd’hui, les James Bond de la politique ne peuvent plus rien envisager pour éviter le naufrage pour eux-mêmes et pour les petits dictateurs qu’ils soutiennent.
Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.
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