UFDGistes et UFRistes se sont matés à Matam : les assemblées interrompues

Les anciens alliés, UFDG et UFR ne fument plus le calumet de la paix. Jusqu’à date, les deux partis se contentaient d’attaques verbales, mais cet après-midi, ils en sont venus aux mains.

L’UFDG, depuis un mois organise ses assemblées générales çà et là pour faire la promotion du prix ‘’Cellou Dalein pour l’excellence’’. Ce samedi, Matam, chasse gardée de l'UFR, était à l'honneur. Le Sid de l’UFR étant à Hamdallaye pour le lancement de la Fondation Ba Mamadou, Ibou Bangoura a entretenu les militants. Il a annoncé à la poignée de militants présents que leur prési est de retour  après un séjour de dix jours en Europe. « Je vous rassure qu’il est en bonne forme, il n’est pas malade. Pour ceux qui veulent le rencontrer, il est à son domicile ». Pendant qu’il prononçait ces maux, des intrépides ont jeté des pierres dans l’enceinte du siège. Les journalistes présents ont constaté des blessés et des vitres de véhicules brisées. Ibou Bangoura condamne l’agression  et trouve anormal « qu’une foule attaque un parti pendant qu’il tient son assemblée».

La contre-attaque

La riposte ne s’est pas fait attendre, les assaillants ont été pourchassés. Les victimes n’ont  pas cherché loin, « ce sont les militants de l’UFDG » qui tenaient leur meeting non loin. Les partisans de l’UFR s’y sont rendus et ont attaqué les gardes de l’UFDG qui tenait la sentinelle. Sans beaucoup de résistance, ils les ont éloignés du lieu de meeting pour mieux les caresser. Certains ont réussi à se libérer pour alerter les autres. Jet de pierres. En infériorité numérique, les UFRistes se sont repliés, mais estimant avoir déjà "lavé l’affront" en tabassant trois gardes. Entre-temps, la gendarmerie a débarqué pour mettre fin à l’intifada.  

Peu avant cet interlude musclé, la P’tite Cellule Dalein confiait que son parti suscitait aujourd'hui la jalousie et parfois de la haine. « On est en train de dresser des loubards contre le parti. A Kaloum, ils ont été mobilisés pour s’attaquer à la pharmacie du vice-président Fodé Oussou. Des femmes corrompues ont insulté les parents d’un haut cadre guinéen, et la télévision nationale a diffusé cela ». Il a appelé ses militants à se mobiliser pour continuer la lutte contre la dictature et l’impunité, mais aussi pour le triomphe de la vérité.

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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