Je te bastonne, puis je te sécurise : Oui mon commandant !

Je te bastonne, puis je te sécurise : Oui mon commandant !

Pour la marche des journaleux, les gendarmes ont été mobilisés pour assurer leur sécurité le long du trajet (ministère de la communication, DPJ, Banque Centrale, ministère de l’Administration, HAC). Comble de l’ironie quand on sait que c’est la même gendarmerie qui a pourri la vie aux journaleux du groupe Gbangban et séquestré leur dirlo gênant, bastonné un groupe de journaleux, détruit du matériel.

Cette marche était contre la HAC et ses décisions. Mais la gendarmerie n’était pas innocente non plus. Elle d’ailleurs a eu sa part de colère : gendarmerie zéro, gendarmerie zéro. Entre le ministère de l’Administration et la HAC, des fous de la presse ont émis l’idée de passer par le Haut commandement, sans succès. Quelques instants après, un malheureux gendarme le paiera. Il descend du pick-up et se retrouve coincé entre le premier groupe de marcheurs qui abritent les têtes brûlées et le second. Aspergé d’eau, puis bousculé. Valablement. Il ne bronche pas et parvient à se trouver une issue.

Arrivés au siège de la HAC, Tartine Condé et sa bande de commissaires avaient déserté. Ou bien s'étaient planqué dedans. Toujours est-il que personne n’a montré sa tête. C’était mieux pour tous. Les journaleux étaient furieux, agités. Leur présence aurait été perçue comme un affront.

Devant l’institution, des gendarmettes montaient la garde. Des cadreurs ont grimpé les escaliers pour avoir une meilleure vue, les nounous les ont poussés. Les "têtes brûlées" de la presse n’en demandaient pas plus. Une bagarre a commencé, Lieutenant-Colonel (commandant) Barry et des journaleux moins agités ont réussi à rapidement éteindre ce feu.

A la bagarre, Colonel Barry oppose la paix. D’où la prise en charge des blessés de la bastonnade par le Haut commandement. Colonel Barry précise qu’il n’a pas mandat de sanctionner les bastonneurs, suggère aux journaleux d’aller voir ça avec sa bosse. Mais lui voudrait laver le linge sale en famine. Après une bastonnade "fraternelle". Foutaise !

Les associations de la presse privées maintiennent la Fatwa appelant à ne plus reconnaitre Tartine Condé et sa bande de commissaire, ni la HAC en l’état. 

Dernière modification lemercredi, 08 novembre 2017 11:59

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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