« Ville morte » du 20 mars : Circulation fluide entre Hamdallaye-Bambéto

Le 19 mars les quatre victimes de la répression de la semaine dernière lors de la marche de l’opposition respire gaz lacrymogène, ont été enterrées. Pour leur rendre un hommage, La Petite Cellule Dalein a demandé à ses militants et sympathisants d’observer une journée ville morte ce mardi 20 mars sur toute l’étendue du trottoir national.

Dès les premières heures du jour, sur l’axe Hamdallaye-Bambéto, portes et fenêtres des boutiques et magasins étaient fermés. La circulation est très fluide, contrairement à l’embouteillage observé la veille. Des jeunes en petits groupes étaient visibles tout le long du trajet. Des boutiquiers et des magasiniers étaient visibles devant leurs coins pour disent-ils, sécuriser leurs biens. Assis devant sa boutique près du rond-point de Bambéto, Alpha Mamadou Baldé, a confié : « Je suis là pour veiller sur ma boutique, parce que dans ces genres de situation si les forces de l’ordre sont absentes, les petits délinquants profitent pour piller nos magasins».

Si certains apprécient le mot d’ordre de l’opposition, d’autres jugent anormales les journées « ville morte » et les marches pacifiques. C’est le cas de Mamadou Siradjo Sow : « Je pense que ce n’est pas ces marches et villes mortes qui sont les solutions de ce pays. A chaque fois que l’opposition demande de sortir ou des journées sans activités, ce sont des pertes en vie humaines, mais aussi en dégâts matériels importants, surtout chez nous les commerçants » fustige-t-il, avant d’exhorter La Petite Cellule Dalein à changer de stratégie, au « risque de voir l’opposition Guinéenne s’éteindre à petit feu. Nous sommes vraiment fatigués que nos enfants se fassent tuer et que nos biens soient détruits ».

Au moment où nous écrivions ces lignes, aucun cas de violence n’a été signalé sur l’axe Hamdallaye-Bambéto. Des véhicules des farces de l'ordre étaient déployés sur les lieux.

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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