Sermon de l’Aïd-el-fitr : Makanéra sermonne l’imam Saliou Cas-marrant
Dimanche, c’était la fête. Contrairement à d’autres pays, comme le Sénégal où c’est le président qui se déplace pour aller à la mosquée. En Guinée, c’est l’inverse. Le Prési Alpha Grimpeur a fait venir l’imam Mamadou Saliou Camara de la grande mosquée Fatçal devenue une immense piscine olympique pour le faire prier. Mais là n’est pas le problème. C’est plutôt le sermon de l’imam qui a égratigné Le Makaréna même s’il a tout de même remercié l’imam pour avoir dénoncé la corruption. En Guinée il y a deux types de corruption dit l’ex ministre de la Communication : une qu’il a appelée de subsistance et l’autre de lutte. La première est celle des gens obligés à tout prix de trouver à manger là où ils travaillent. Les policiers que l’imam a cités est un corps pourrie, mais très mal payé. « Les débutants ont à peine un million. Ils doivent se loger, nourrir leurs familles, scolariser et soigner leurs enfants ». L’autre forme pratiqué par les hauts des hauts, l’imam ne l’a pas dénoncé. Le fait d’avoir cité la police seulement est stigmatisant, estime l’ex ministre qui fait le parallèle avec l’armée avec ses 14 mille milliards de budget l’an, que personne n’ose critiquer. Pour le ministre, l’imam s’est attaqué aux petits : « Tant que ceux qui dirigent et les imams s’attaquent aux faibles laissant les forts, la Guinée va s’enfoncer ». Pendant le sermon, l’imam Saliou Cas-marrant a demandé au Prési d’appliquer la loi. Makaréna lui rappelle que le Prési a prêté serment et a juré de respecter et de faire respecter la loi. Donc, c’est lui qui doit donner le ton. « On ne respectera la loi si ceux qui sont chargés de la faire respecter ne la respectent pas ». L’ex-ministre pense que l’iman pouvait simplement dire que tout le monde a obligation de respecter la loi.
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