Filtrer les éléments par date : mardi, 20 mars 2018

Journée ville-morte : Etincelles de vie au marché M'Balia

Si la journée ville morte appelée par l’opposition le 26 février dernier était un franc succès sur l’autoroute Fidel Castro et le grand marché Madina, celle de ce mardi 20 mars n’a pas connu le même sort. Au grand marché Madina, commerçants et étalagistes vaquent à leurs occupations, comme pour dire que la ville est vivante.  A M’Balia, la partie du marché où s'est déclaré un incendie ce week-end, l’émotion est encore vive. Quelques parents et connaissances sont venus compatir à la douleur des victimes. Ceux qui ont vu leurs biens calcinés s’activent pour débarrasser le lieu des décombres. D’autres assis devant leurs containers, des cartons en main, sont en train de mendier. Sur le lieu du sinistre, le chef du quartier est aussi présent. Un proche des victimes nous a fait savoir que des fonds sont en train d’être collectés par les habitants du quartier pour venir en aide aux victimes. Un sinistré nous confie que pour l’instant aucune action n’est entreprise côté gouvernement pour leur venir en aide. De nombreux observateurs doutent de la pertinence d'une journée ville morte après un tel drame, où certains ont vu le fruit d'une vie partir en fumée. Jusqu'où l’opposition républicaine compte aller pour obtenir gain de cause ? Déjà des voix s’élèvent pour dénoncer un manque de stratégie.

Une ville vivante

Sur l'autoroute Fidel Casse-trop, ce mardi ressemble à s'y méprendre à une journée normale. Du rond-point de l’aéroport au centre-ville de Kaloum, en passant par le marché Madina, la circulation était fluide, le commerce au rythme habituel. Peu de magasins sont restés fermés. Les farces de l'ordre n'ont pas daigné dépêcher des unités pour éviter d'éventuels débordements. A Kaloum les embouteillages paralysent un peu moins les automobilistes qui s'y risquent.

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« Ville morte » du 20 mars : Circulation fluide entre Hamdallaye-Bambéto

Le 19 mars les quatre victimes de la répression de la semaine dernière lors de la marche de l’opposition respire gaz lacrymogène, ont été enterrées. Pour leur rendre un hommage, La Petite Cellule Dalein a demandé à ses militants et sympathisants d’observer une journée ville morte ce mardi 20 mars sur toute l’étendue du trottoir national.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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