Diallo Oumar Tély

Diallo Oumar Tély

Assemblée générale du Rpg Arc-en-ciel : Bantama Show prêche la paix

Alors que les syndicalistes et les forces sociales appellent à un sursaut national dès lundi pour protester contre la hausse du prix du carburant, au Rpg arc-en-ciel l'heure est à l'apaisement.

Ce samedi 14 juillet, à l'occasion de l'assemblée hebdomadaire du parti, Sanoussy Bantama Sow connu pour sa virulence à l'encontre des opposants, était plus que modéré vis-à-vis des syndicalistes et des Forces sociales. "La Guinée est au-dessus de chacun de nous. Aux leaders d'opinions, nous devons savoir que nous sommes en train de faire l'histoire de ce pays. Donc nous devons éviter de poser des actes qui peuvent porter préjudice à l'unité, à la paix et au développement". Selon lui, l'augmentation du prix du carburant n'est pas propre à la Guinée. La Sierra Leone a fait autant et cela n'a pas fait du bruit au sein de sa population. Bantama dénonce le fait que certains commerçants fixent leurs propres prix du carburant désormais. "Il y a deux jours à Boké, on vendait le litre à 25 000 francs. À Labé on vendait le litre à 20 000 GNF. Je ne sais pas si les gens veulent aller en grève parce qu'ils ne veulent pas acheter le litre à 10 000, pendant que d'autres l’achètent à 25 000 GNF". Le ministre des sports demande aux gens de se ressaisir pour mettre l'intérêt de la Guinée en avant.

Pour lui, la grève des travailleurs de l'usine de Fria qui a conduit à son arrêt il y a quelques années devait inspirer les syndicalistes dans leurs revendications.

  LEBERE BALDE

Marche du 19 juillet prochain : La Petite Cellule Dalein se justifie

 

Après quelques mois de trêve, la ville de Cona-cris va renouer avec les manifestations politiques. A une plénière qu’elle a organisée hier vendredi 13 juillet, l’opposition respire-lacrymogène a annoncé une marche pacifique le 19 juillet prochain sur l’autoroute Fidel casse-trop. Histoire de protester une nouvelle fois contre la non résolution du contentieux électoral, né des sélections communales de février dernier, mais également la non application des autres points qui ont fait l’objet de débat entre le chef de l’Etat et le chef de pile de l’opposition en avril dernier. Une nouvelle loi sur la CENI a été certes adoptée in extremis par les dépités, mais la situation du fichier électoral, les enquêtes sur les assassinats des militants de cette opposition lors des manifs politiques et le dédommagement des familles des victimes patinent encore. La Petite Cellule et ses pairs trouvent que le pouvoir refuse de hâter les pas. Devant ses militants à l’Assemblée générale du parti ce samedi 14 juillet, le prési de l’UFDG a tenté d’expliquer la nécessité de battre à nouveau le pavé : « Nous menons un combat pour une solution juste et équitable dans le contentieux électoral. Non pas pour gagner un siège ou pour prendre le contrôle de quelques quartiers, mais pour lutter contre la fraude, contre le vol. Nous ne voulons plus que le vote des citoyens soit détourné ou annulé injustement pour donner des avantages à un parti, fut-il le parti présidentiel. Nous voulons une démocratie réelle pour notre pays dans laquelle les citoyens sont traités indépendamment de leur appartenance ethnique ou politique. Mais avec le gouvernement d’Alpha Condé ces valeurs sont bafouées ».

Pour faire fléchir le prési Alpha Grimpeur et son goubernement, la petite Cellule Dalein espère une mobilisation sans précédent : « L'échéance est arrivée on va sortir le jeudi prochain parce que le bilan est mince dans l'application des recommandations qui ont sanctionné ma rencontre avec le président de la république. La loi sur la CENI a été adoptée certes un peu au forceps. Elle n’est peut-être pas parfaite mais c’est loi et nous voulons que la nouvelle CENI organise les élections législatives. Il faut que notre manifestation soit sans précédent comme vous savez le faire. Nous allons emprunter le même itinéraire que les forces sociales le 10 juillet. Nous ne sommes pas loin de l’objectif, ce n’est pas le moment de fléchir. Il faut régler le contentieux pour installer tous les conseillers ». 

Le goubernement du Cas-sorry est confronté actuellement à une fronde des centrales syndicales et de la société civile contre l’augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe. Mais le PM reste droit dans ses bottes, pas question de revenir sur la décision. Le chef de pile dénonce l’entêtement des autorités : « Ils ne veulent pas des élections transparentes parce qu’ils se sont emparés du pouvoir. Ils n’ont pas été choisis par le peuple, ils n’ont aucune légitimé et n’ont aucun sentiment par rapport aux souffrances de la population. C’est au moment où les Guinéens peinent à manger (la période de soudure) qu’ils augmentent le prix du carburant. Ce n’est pas le bon moment. Le pouvoir va payer le prix de son arrogance parce que les Guinéens ont décidé de se mobiliser pour dire non ».

Yacine Diallo

Hadj 2018 : L’Etat décentralise les opérations de vaccination des pèlerins

Lancée le 11 juillet dernier, la vaccination des candidats au pèlerinage au compte du Hadj 2018 se déroule actuellement dans plusieurs coins de la capitale Cona-cris. Pour éviter les désagréments pratiquement traditionnels connus de par le passé, le secrétariat aux Affres religieuses a décidé de décentraliser l'opération, en collaboration avec le mystère de la Santé, via la Direction nationale de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie.

Pour la réussite de l’opération, cinq sites ont été identifiés. Un dans la commune de Matoto, à la mosquée Fofana, un à Kountia, dans l’enceinte de la mosquée Al Haramaine. Un troisième à la mosquée Turque de Bambéto et les deux autres au Centre islamique de Donka et au siège de la Direction nationale de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie, à Kaloum. Mais du fait de la situation tendue entre le goubernement, la société civile et les syndicats suite à l’augmentation unilatérale du prix du car-brûlant, le centre vaccinal de Bambéto a du mal à fonctionner. Personne ne veut prendre le risque. Ni les candidats au pèlerinage ni le secrétariat aux Affres religieuses, encore moins les agents vaccinateurs. Le transfert de ce centre vers un autre lieu serait d’ailleurs à l’étude. En attendant, les pèlerins peuvent se faire vacciner dans les autres centres. Dr Mohamed Lamine Diallo, prési de la commission vaccination à la Ligue Islamique se frotte les mains : « L’un des goulots d’étranglement que nous avons connus par le passé c’était le manque de vaccins. Cette année, avant même le début de la vaccination, tous les vaccins sont disponibles. Les années passées, toute la campagne se déroulait ici (Mosquée Fayçal). Ce qui provoquait des attroupements et des bousculades, principalement à la grande mosquée. Pour corriger ces erreurs, le secrétariat a pris cette initiative ».

Cette année, 7 500 pèlerins guinéens sont attendus à la Mecque. La règle exige qu’ils se fassent vacciner 10 jours avant leur voyage. Une trentaine d’agent de santé sont mobilisés pour le bon fonctionnement des sites. Près de 2 000 pèlerins sont déjà passés par les centres, selon les chiffres de la direction nationale de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie. Pour le moment, la plupart des pèlerins trouvés sur les lieux disent n’avoir pas rencontrés de difficultés. Pour Dr Timothée Guilavogui, dirlo du centre national de l’épidémiologie et de la lutte contre la maladie, l’objectif sera atteint : « La fièvre jaune et la méningite sont des maladies ciblées dans le cadre de la sécurité sanitaire. C’est pourquoi il faut veiller à la vaccination des personnes. L’Arabie Saoudite a exigé que tout pèlerin qui doit fouler son sol soit obligatoirement vacciné contre ces maladies. Avec la décentralisation on est en train d’atteindre notre objectif. Les cartes de vaccinations sont désormais sécurisées. Il est impossible de les falsifier ». Pourvu que les prochaines étapes ne soient pas un calvaire pour les candidats au pèlerinage. Comme c’est le cas les années précédentes.

Yacine Diallo

Hausse du carburant : Une marche verte annoncée dès la semaine prochaine

Ce vendredi 13 juillet, la classe ouvrière, les acteurs de la société civile, les représentants des opérateurs comiques se sont donnés rendez-vous à la bourse du travail. Objectif, définir l’agenda de la grève et la marche ‘’verte’’ prévue mardi. Après deux jours de trêve, les syndicalistes en collaboration avec les forces sociales affûtent les armes pour faire plier le gouvernement. Mamadou Mansaré, porte-parole des syndicalistes décline l’agenda. « Une marche verte va être organisée sur l’ensemble du territoire national. L’heure de départ pour l’ensemble des travailleurs qui sont à Conakry 1 et les deux bureaux exécutif (CNTG-USTG) en compagnie de tous les représentants des forces sociales guinéennes comme en 2007, sera la bourse du travail. Les autres communes de Conakry (Matoto, Ratoma, Dixinn, Matam) départ aux mairies. Tout le monde converge au siège de notre Assemblée nationale qui n’est pas en train d’entendre les cris de son peuple. En même temps, à l’intérieur du pays, toute la classe ouvrière et les forces vives de la nation convergeront des bourses du travail vers les sièges des préfets ». Cette démonstration de force initiée par le mouvement social est une première en Guinée. D’où cet appel à la mobilisation des citoyens. « Nous vous invitons donc à une forte mobilisation pour démontrer que notre marche appelée ‘’marche verte’’ qui est la couleur de la beauté, de l’espoir, de la paix doit amener enfin le bonheur tant attendu par ce peuple pauvre de Guinée », a déclaré Mamadou Mansaré avant de demander à ses camarades syndicalistes, s’ils sont prêts à mourir pour la bonne cause ? Alia Camara, l’inspecteur général du travail et médiateur dans les négociations syndicat-gouvernement dit être présent à cette assemblée en tant que guinéen. Et cela, pour tenter de convaincre les leaders du mouvement à sursoir aux manifestations pour revenir à la table de négociation. « C’est vrai depuis un temps, nous avons interrompu les discussions. Je suis venu inviter l’inter central CNTG-USTG de bien vouloir accepter de rejoindre la table de négociation ». Une demande qui n’a pas été du goût de l’assistance. « Tant que le litre ne revient pas à 8 000, pas de négociation » réagit-elle.

LEBERE BALDE

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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