Politique

Opposition respire-lacrymogène : « Cette fois, il n’est pas question d’arrêter les manifs ! »

 Finie la récréation. Les membres de l’opposition respire-lacrymogène se sont réunis ce lundi 12 juin, au quartier général de l’UFDG à Hamdallaye pour discuter des sujets qui les regardent. Cinq points étaient à l’ordre du jour mais l’essentiel de la plénière a porté la non-exécution du dernier accord politique.

Budget du chef de bile : l'opposition laisse à Cellou son butin

Les leaders politiques de l’opposition respire-lacrymogène ont décidé d'arrêter de se disputer le budget de leur chef de file, pour une question d'image. La mort dans l’âme visiblement.

Alpha Condé aux étudiants: « Vous êtes indignes ! »

Le « Forum de l’Etudiant Guinéen » s’est ouvert ce jeudi 1er juin 2017, au Palais du Peuple de Conakry. L’occasion devait être mise à profit par les nombreux intervenants dans l’enseignement supérieur pour discuter des défis qui assaillent l’éducation guinéenne en ce moment. Mais, la fête a tourné au clash entre le professeur Alpha Condé et les nombreux élèves et étudiants mobilisés pour la circonstance. 

Grève des banques : Que valent Mamady You-You et Louceny Nabé ?

Depuis le 23 mai, les travailleurs des banques ont déserté les guichets. L’Inspection du travail et le gouverneur de la Banque centrale ont tenté une médiation. Sans succès.

Développement durable : la société civile a mis de l’eau dans son djindjan

Unis, on devient plus fort. La société civile guinéenne qui bat de l’aile depuis un moment, semble avoir compris l’adage. Ce vendredi, à la Maison de la presse, le CONOSCG, Conseil national des organisations de la société civile guinéenne a lancé SYVOSOC, Synergie des volontaires de la société civile. Slogan : ensemble, changeons le sens et le contenu de notre société civile. Objectif, permettre aux autres citoyens, (membres des organisations) qui n’avaient pas l’opportunité de participer aux réflexions sur des sujets de développement.

Opposition républicaine : Reprise des manifestations après le Ramadan

Les membres de l’opposition républicaine se sont retrouvés au QG de l’UFDG, à Hamdallaye pour discuter de ce qui les regarde. Au menu, non-respect de l’accord, troisième mandat, situation économique du bled. Selon Zagamor (ou vif) Sylla, le mégaphone de l’opposition, l’accord n’a connu aucun début d’exécution. Le Code électoral voté n’a pas été envoyé à la Cour constitutionnelle pour examen de sa constitutionnalité, mais moisit quelque part à Sékhoutouréyah. L’opposition promet de faire pression. Pour obtenir cet accord, « nous avons fait beaucoup de concessions, des Guinéens sont morts, le gouvernement ne peut le piétiner comme les précédents ».

UFDG : Pour le non-respect de l'accord, La Petite Cellule brandi la rue !

De retour d'un long périple qui l'a conduit en Europe et dans la sous-région ouest africaine, La Petite Cellule Dalein a retrouvé les siens, ce samedi 15 mars. A l'occasion de l'assemblée générale de son parti. Le chef de file de l'opposition a "sermonné'' ceux qui ne respectent pas la parole donnée. Allusion au camp d'en face qui refuserait d'appliquer l'accord du 12 octobre 2016. Cellou estime que son parti a été diffamé, les cadres aussi, leurs faisant passer pour des ethnos, mais que l'Ufdg a des valeurs tirées de notre éducation africaine. "La parole donnée, est sacrée, l’ingratitude, banni. Ce n’est pas le malinké, le soussou, le forestier qui m‘intéresse, c’est l’être humain. Soundjata Keita et Samory Touré, ces ancêtres incarnaient le courage, l’honnêteté, disaient la vérité en tout temps et en tout lieu. Si notre Guinée doit reprendre le chemin de la cohésion et du développement, il faut rétablir ces valeurs". La petite cellule a promis de se battre jusqu’à ce que tous les Guinéens seront traités sur un pied d’égalité, indépendamment de leur origine. L’UFDG ne se bat pas pour une ethnie ou un groupe social et professionnel, mais pour le respect de la dignité du citoyen, dit-il.

Accord non respecté

Le chef de file de l'opposition respire lacrymogène a rappelé qu'il y a eu quatre accords au total. A chaque fois, le gouvernement s'est engagé à organiser les élections locales. D'abord en 2013, le gouvernement s’était engagé à les organiser avant le 31 mars 2014. En 2014, il était prévu de les organiser le 31 décembre 2014. Début 2015, l’opposition a quitté l’Assemblée pour exiger l’organisation des élections locales avant la présidentielle. Finalement un dialogue sera organisé. Là encore le gouvernement s’engage à les organiser avant le 30 juin. Puis en septembre 2016, un autre dialogue, le gouvernement a juré de les organiser en février 2017. Nous sommes en mars. Nada. Pourquoi? Le parti au pouvoir ne veut pas les organiser, parce que sûr de les perdre, répond La Petite Cellule Dalein qui ajoute que pour toutes les élections, le RPG Arc-en-ciel s’appui sur les élus locaux nommés pour frauder. Mais Cellou ne semble pas surpris du non-respect de l'accord. "Chers militants, je vous avais prévenus. Je vous avais dit que nous avons signé un bon accord s’il est appliqué. Et que pour son application, on fait confiance à Alpha Condé, jusqu’à preuve du contraire. La presse a enlevé jusqu’à preuve du contraire. Malheureusement, aucune décision n’a été appliquée à la date et dans les conditions prévues". Plus inquiétant pour Cellou, on ne sait pas quand est ce qu’on va les organiser, alors que Niger, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal s’apprêtent à organiser, une seconde fois des élections locales. "Nous, depuis 2011, on dialogue, signe des accords et fixe des dates".

La rue

Une seule décision a été appliquée partiellement, dit le chef de file de l'opposition, l’adoption du très controversé Code. Même si celui-ci n'est toujours pas promulgué parce que "toujours à la Présidence depuis le 24 mars. Toujours pas transmis à la Cour constitutionnelle. Quand on manifeste, on dit que l’opposition est violente. Alors on fait comment", se demande La Petite Cellule Dalein Diallo. Cette fois, il n'a pas envie de céder, parce que signé par la mouvance, l’opposition et la communauté internationale, "il faut qu’on l’applique". Pour lui, la mouvance pestilentielle donne l'impression que l’opposition se fait rouler, alors qu'il n'en est rien, c'est juste une question de respect de la parole donnée. Mais comme cela ne semble pas évident, "nous allons exiger par tous les moyens légaux, l’application de l’accord. Un engagement ça se respecte. Il faut avoir le sens de l’honneur, respecter sa parole". Cellou pensent que si on a à faire à des gens qui se croient plus malin, qui prennent des engagements si c'est tendu et qui, après, refusent des les respecter, il faut qu’on soit prêt "à reprendre la rue. Aucun élément ne dit qu’on va respecter l’accord". Il a demandé aux militants de se tenir prêts, l’opposition va se réunir pour prendre des décisions dans les jours à venir.

Mouvance présidentielle : Paul Moussa Diawara ressuscite son MPD

Nul n’est prophète chez soi, dit l’adage. A moins d’être aussi le chef. Demandez à Paul Moussa Diawara, prési du parti MPD, Mouvement des Patriotes pour le Développement (Moussa Paul Diawara pour les intimes) et bosse de l’OGP, Office Guinéen de Publicité. Le 11 mars dernier, il était à l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, mais il n’était le bienvenu. Bantama Sow lui a refusé la prise de parole. Douche froide. Frustration.

Affaire 28 septembre : Les avocats de Toumba en colère

Le collectif des avocats d’Aboubacar Toumba Diakité ont exigé un minimum de confort pour le nouveau client de l’hôtel cinq étoiles de Coronthie. L’annonce a été faite, ce jeudi 13 avril, lors d’une conférence de presse, à Conakry. Les robins ont tenu à exprimer leur frustration après que leur demande de mise en liberté provisoire de leur client en faveur de Toumba Diakité a été rejetée. Alors que les co-inculpés« jouissent pleinement de leur liberté ».

Sous-préfecture de Dalein (Labe) : Tempête dans la mosquée

Dimanche 9 mars 2017. Vingt troisième Ziara de Cheikh Sadou Mo Dalein, de l’aïeul de Mamadou Cellou Diallo alias Cellou Dalein Diallo, le phénix du maquis politique domestique. De la délégation du président de l’Ufdg, le député Dembo Sylla de l’Udg, le parti de Mamadou Sylla. L’on sait, Mamadou Sylla, désormais, a les yeux de Chimère pour Cellou Dalein Diallo. Le gouverneur de Labé, Sadou Keita, bien entendu, promenait sa bosse par là. Il n’a pas sa langue dans sa poche. Dembo Sylla, comme son patron, a la langue pendue. Bonjour les piques.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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