Investir sur les femmes rurales

Travailleuses infatigables, elles cultivent la terre, élèvent du bétail, assurent les corvées d’eau et de ramassage de bois et prennent soin de leurs familles. Elles n’ont pas accès aux services sociaux de base, et constituent la catégorie de la population la plus affectée par la pauvreté et l’analphabétisme. Elles, ce sont les femmes rurales. Les 15, 16 et 17 octobre, ces femmes étaient célébrées à travers trois journées internationales. C’est respectivement la Journée internationale de la femme rurale, la Journée mondiale de l'alimentation, enfin la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. Ces journées mettent en exergue le rôle et l’apport décisifs des femmes rurales dans la promotion de l’agriculture, l’amélioration de la sécurité alimentaire et l’élimination de la pauvreté en milieu rural.

En Afrique, les femmes du monde rural représentent au moins 70% de la main d’œuvre agricole et les défis sont énormes. Les tâches domestiques et les responsabilités familiales leur laissent très peu de temps à consacrer aux activités génératrices de revenus. Cependant et malgré ce lourd fardeau, le principal obstacle qui empêche les femmes rurales d’accéder à l’épanouissement économique et social est l’analphabétisme. S’y ajoutent l'inégalité des genres et l'accès limité au crédit et à l'éducation qui constituent autant de défis pour les femmes rurales. Leur souffrance prend une dimension alarmante sur le plan sanitaire. Pour un accouchement ou une simple consultation chez le médecin, la femme rurale parcourt de longs trajets pour atteindre un dispensaire où il n’y a pas d’équipements et presque pas de médicaments.
L'autonomisation des femmes rurales est cruciale pour mettre un terme à la faim et à la pauvreté. Et cela passera inéluctablement par la lutte contre l’analphabétisme et la pauvreté, le désenclavement des zones rurales, l’adduction d’eau et l’accès à l’électricité, qui constituent des facteurss contribuant à l’émancipation de la femme rurale, et par ailleurs, sa participation effective au développement de sa communauté. Car, aucun développement n’est possible sans ces femmes.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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