Juste un mot Silence, on manifeste !
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Dans ce pays hyper démon-crac-tique où les manifestations de rue sont inscrites dans la Constitution, on a l’air de ne plus savoir comment canaliser les foules. L’opposition a déjà formé plus de quatre-vingts cortèges funèbres pour remplir le carré des martyrs de Bambéto. A l’issue de chaque manifestation de l’opposition, la Route Leprince et les familles en deuil font le plein…de larmes et de condoléances. Avec la généralisation de la misère matérielle, morale et intellectuelle qui assaille le Guinéen, les manifestations politiques ont fini par dépasser le cadre combien étroit de Cona-cris pour répandre l’Axe du Mal sur le reste du pays.
Après les événements contre-révolutionnaires de Boké, Kamsar et Sangarédi, le fief des oncles maternels du Président-Grimpeur, voilà la Haute Guinée, la chasse gardée des oncles paternels dans la danse. Par la ville-poussière de Kérouané interposée. La boucle semble bouclée. L’heure de vérité commence à sonner pour le régime des fausses promesses du RPG –Arc-en-ciel. Cette fois-ci, c’est un reporter hors pair qui vous en fera la narration. Présent sur les lieux, Amadou Damaro Camara, président à ses heures perdues, du groupe parlementaire de la majorité pestilentielle, professeur émérite de déontologie et d’éthique journalistiques à l’affut des médias indépendants du pays. Il n’a pas manqué d’idées pour rapporter l’ignoble manipulation dont Kérouané a té victime. « Vers 3 heures du matin, ce sont des enfants des écoles primaires et secondaires qui ont passé toute la nuit à danser. Cela a été organisé par certaines personnes pour empêcher le meeting du jeudi, 12 octobre. Quand on me l’a dit, j’ai essayé d’aller à la rencontre de ces jeunes. J’avoue que j’ai été surpris par l’âge de ces jeunes. J’ai essayé de m’adresser à eux. Pendant que certains demandaient à ce que tout le monde se taise pour m’écouter, d’autres se versaient l’eau et se roulaient par terre ou prenaient la poussière pour mettre sur eux-mêmes. Pendant 30 mn, je n’ai pas réussi à les raisonner. Vous pouvez vous imaginer déjà quand les enfants agissent comme ça, ils ne sont pas prêts à écouter. Alors, ils ont commencé à jeter les sachets d’eau. Et aussitôt, les plus grands ont fait un cordon autour de moi tout de suite. Ils ont demandé à ce que je prenne une moto pour quitter les lieux. J’ai dit non. Si je dois mourir, je dois mourir ici, mais je ne vais pas les fuir, ce sont mes enfants. Je tiens à leur parler parce qu’ils ne savent même pas pourquoi ils sont dans la rue. Nous avons marché pendant au moins un kilomètre, du carrefour jusqu’à ma maison. Le cordon était autour de moi. J’ai marché normalement jusque là-bas. Ça insultait ‘’Négociation zéro’’, ‘’Délégation zéro’’. On sentait que c’était des mots dictés à ces enfants. Il n’y avait pas un seul adulte parmi eux. Il n’y avait pas un seul qui avait 19 ans… » On va arrêter-là cette horrible histoire d’enfantillage et de manipulation. On peut le constater, dans cette agréable Guinée du Professeur Alpha Condé, il n’y a de problèmes que ceux inventés par les manipulateurs de tout acabit qui ne veulent pas que les choses changent, que la Guinée avance. Heureusement qu’il s’agit de cette minorité dont quasiment tout le monde fait partie. Ce n’est rien ça.


