Il y a une semaine, rien n’allait plus à la CENI. Le 15 juin, la colère atteint un point de non-retour. Les commissaires et le prési Bakary Faux-fana filent le mauvais coton. Le même jour, les 18 commissaires sur 19 présents ont signé une pétition dans lequel ils énumèrent des revendications à satisfaire. Immédiatement. Au contraire, Bakary sera éjecté. Mais, c’est un dur à cuire. La pétition dénonce un dysfonctionnement, ‘’c’est la faute de Bakary’’, discrédit, mauvaise relation avec les partenaires techniques et financiers, gestion solitaire de Bakary qui refuse d’appliquer les décisions l’assemblée plénière ou qui prend des décisions sans la consulter. Ils dénoncent une relation pourrie qu’entretient Bakary entre ses commissaires et le ministère de l’Administration du territoire, partis politiques et autres. Mais ce qui a fait déborder le vase, c’est le refus systématique de Bakary, dit-on, d’appliquer la décision de la session plénière du 15 juin 2017 qui préconisait la mise en place d’un comité de trésorerie comme « outil de transparence dans la gestion des moyens matériels et financiers de la CENI ». Bakary ne veut pas en entendre parler. Pour lui, il y a un contrôleur financier et un DAAF. Pas question de s’encombrer d’un contrôleur financier. Le ton monte. Bakary est obligé de s’expliquer. « La CENI est un autre monde ». Il ne dira pas plus. De réunion en réunion, les commissaires ont fini par mettre de l’eau dans leur djindjaan, Bakary aussi. Un terrain d’entente a été trouvé. Tant mieux ! Le prési, contre son gré accepte la mise en place du fameux comité de trésorerie. Le Prési Alpha Grimpeur serait l’artisan de ‘’l’armistice’’, selon une source non officielle. L’idée du comité de trésorerie, c’est de mettre fin à la saignée, ou mieux la redistribuer. En Côte d’ivoire ont dit que si tout le monde mange, il n’y aura pas palabre. C’est valable en Guinée.