Bailobaya : Deux morts dans un accident

Bailobaya : Deux morts dans un accident

La route a encore endeuillé des familles. Lundi 30 juillet, vers 5h, une Renault 19 Chamade immatriculée RC-6930-R en provenance de l’intérieur du pays, est entrée en collision avec un camion RC-3128-R à Bailobaya-marché, dans la commune de Dubréka. Bilan : deux morts (toutes des filles) et cinq blessés, dont deux dans un état grave. L’histoire a commencé hier dimanche, lorsque le conducteur de la Renault 19 en partance pour Labé s’est vu bloqué à Linsan. Il décide alors de procéder à un échange de passagers avec un autre taximètre à destination de Conakry, lui aussi bloqué de l’autre côté de la déviation. La Renault Chamade reprend donc le chemin de Conakry avec à son bord, six membres d'une même famille originaire de la sous-préfecture de Dionfo (Labé). A partir de la transversale n°10 à Kountia, le conducteur décide de prendre le sens inverse de la 2x2 voies : « Selon les informations que nous avons recueillies, le chauffeur du véhicule qui quittait Kagbelin, au lieu de prendre son couloir normal, a préféré prendre le sens inverse. Au marché de Bailobaya, il a heurté violemment le camion qui circulait dans le sens normal. Pourtant, le chauffeur du camion a tenté d'éviter le drame, en freinant sur une distance de 15 à 20 mètres avant la collision. Mais, il semblerait que le conducteur de la Renault a quitté Conakry il y'a plus de cinq mois. La bretelle qu'il a empruntée circulait en ce moment, l'autre côté était en chantier, il ignorait que le sens de circulation était redevenu normal de ce côté aussi», explique Sékou 2 Touré, commissaire adjoint du service de la sécurité routière de la Cimenterie.

Des témoins se posent des questions sur l'âge du chauffeur et son aptitude à conduire. Certains proches des victimes parlent même de négligence : « Qu'il dise qu'il ne savait pas qu'il était dans un sens interdit, on peut le comprendre, mais il ne peut pas nous dire qu'il n'a pas vu les autres véhicules venir. C'est un enfant qui roule sans se soucier de la vie des autres », indique Mamadou Gando Diallo, frère d'une des victimes. Mais la police n’a pas encore déterminé s’il est adolescent ou non : « Nous n'avons pas pu mettre main sur son permis de conduire, mais la taille ne détermine pas l'âge. Seuls ses documents de voyage peuvent nous sortir de cette confusion. Nous allons chercher les informations complémentaires ».

Les deux filles décédées, Fatoumata Battouli Diallo et Mariama Ciré Diallo, toutes âgées de 18 ans, admises au BEPC session 2018, venaient à Conakry pour leurs vacances. Elles reposeront désormais au cimetière de Bailobaya pour toujours. Les blessés, Thierno Ousmane Diallo la soixantaine, son petit frère Zakaria Diallo, Mamadou Oury Diallo et Mariama Penda Diallo ont été transportés à l'hôpital de l’Amitié Sino-guinéenne, après des soins d'urgence dans une clinique du quartier. Selon le Dr. Mamadou Alpha Baldé, le Directeur de la clinique, leur pronostic vital n'est pas engagé, même si deux d'entre eux ont subi des traumatismes crâniens qui ont entraîné une perte de connaissance. Le chauffeur qui est légèrement blessé reste sous observation. Le tenant du camion, lui, a été libéré.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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