Mise en circulation de nouveaux bus : Les travailleurs de la SOTRAGUI crient à l’exclusion

Mise en circulation de nouveaux bus : Les travailleurs de la SOTRAGUI crient à l’exclusion

Le mystère des Transports a mis en circulation une quinzaine de bus hier lundi 1eraoût, en collaboration avec la société turque Al Barak. Ces engins ‘’Made in Turquie’’ font partie de la batterie de mesures d’accompagnement annoncées par le goubernement du Cas-sorry au lendemain de l’augmentation unilatérale du prix des produits pétroliers en Guinée, le 1erjuillet dernier. Le département dirigé par Zagamor (ou vif Sylla) envisage de faire zigzaguer la cinquantaine de bus sur les trois grands axes routiers de la capitale Cona-cris (l’autoroute Fidel Casse-trop, la route Leprince et l’axe Hamdalaye-Kipé-Lambanyi-Sonfonia. Pour le moment, une seule ligne fonctionne, celle de l’autoroute Fidel Casse-trop. Sur les deux autres, les citoyens patienteront encore. Le temps d’identifier les arrêts de bus, dit-ont. Mais cette mise en circulation ne fait pas que des heureux. Les travailleurs de l’ancienne SOTRAGUI dénoncent le ‘’deux poids, deux mesures’’ instauré par les gestionnaires des bus turcs, dans la sélection des nouveaux travailleurs : « Le syndicat n’a pas du tout été associé. Ce sont ceux qui ont découpé les 60 bus de la SOTRAGUI qui ont fait un tri. Ce qui a fait que la plus grande partie des travailleurs se sont retrouvés dehors. Dans le protocole d’accord, il était écrit qu’on donnait la priorité aux anciens travailleurs, ça n' a pas été le cas » marmonne un responsable syndical.

Dans cette affaire, le syndicaleux soupçonne certains cadres (en bois) du mystère des Transports de manœuvrer pour écarter ceux qui ont travaillé à la SOTRAGUI : « Tous les hauts cadres du département ont recommandé leurs proches. Les anciens travailleurs sont dehors avec un règlement de 7 000 000, alors qu’on nous devait cinq mois d’arriérés de salaire. Pourtant on avait promis de nous reprendre. Mais le secrétaire général m’a dit qu’ils ont réglé notre situation et qu’à partir de là ils feront ce qu’ils veulent ». Si le plan social a été mis en œuvre avec le paiement d’au moins 7 000 000 de francs glissants à chaque travailleur, ces derniers cherchent toujours à savoir ce qu’on a fait de l’argent prélevé sur leurs salaires pendant des mois pour verser à la Caisse nationale de sécurité sociale. En attendant d’avoir la réponse, ils continuent à prier pour faire partir de la nouvelle équipe avec la société Al Barak puisqu’on a déjà réservé un enterrement de première classe à la SOTRAGUI. Les pièces des 60 bus déjà cannibalisés se seraient retrouvées à la Casse.

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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