Violences contre les opérateurs comiques : Le GOHA interpelle les forces de sécurité

Le GOHA, (Groupe organisé des hommes d’affaires) a fait une déclaration, ce 9 mars, à la maison de la presse pour fustiger l’indifférence de l’Etat et des forces de sécurités face aux pillages répétés des commerces, lors des manifestations en Guinée.

Selon Mohamed Abdallah, le Shérif du GOHA, les services de sécurité ont le devoir de protéger les citoyens et leurs biens. Sauf que dans cette prérogative, le GOHA, reste perplexe sur leur capacité à pouvoir le faire. L’Etat qui a le devoir de protéger ses citoyens, « n’assume pas ou mal ce devoir ». Ce qui amène l’organisation à dénoncer fermement l’insécurité qui touche le pays depuis un moment, situation devenue « intolérable et inacceptable ». Dajouter que l’insécurité et l’impunité sont les maux qui gangrènent, qui rongent le système socio-économique de la Guinée. Le Shérif Abdallah du Goha a rappelé que des citoyens se font abattre de sang froid et à bout portant, des boutiques et magasins sont éventrés, leur contenu vidé ou brûlé. Et face aux appels de détresse, les services de sécurité restent « silencieux ou évoquent un manque de carburant, de chauffeurs ou  des panne. C’est le cas de la pharmacienne de Nongo dont la pharmacie a été mise à sac la nuit 19 février ». Le prési du Goha se demande bien s’il y a une justice capable de défendre les citoyens, notamment les commerçants, surtout que les bourreaux se promenèrent ici tranquillement au vu et au su de tout le monde.

Selon le Shérif du Goha, au vu des nombreuses victimes et dégâts enregistrés suite à la grève des enseignants, son organisation « tirera toutes les conséquences qui en découlent et envisage des réponses adéquates ». Il appelle tous ceux qui sont concernés de rester vigilant à répondre à tout appel qui pourrait être lancé afin d’amener l’Etat à faire face à l’insécurité. 

 

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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