Transparence minière : Où vont les contributions au développement local ?

Action Mines a présenté son rapport sur le suivi de l’utilisation des paiements infranationaux, (taxes superficiaires, contribution au développement local), ce mercredi 10 octobre à Cona-cris. Ce rapport concerne la commune rurale de Banora (Dinguiraye) où la SMD exploite de l’or et Friguiagbé (Kindia) où la CBK exploite de bauxite.

En 2016, la CBK a versé 2 989 453 500 GNF à la préfecture de Kindia au titre de la contribution au développement local. Friguiagbé a reçu 670 millions, la commune abrite la plus grande partie des travaux de la CBK. A la place du Fodel qui n’existe pas encore, le préfet a mis en place un comité pour partager le magot. Depuis 2005, selon la convention de la CBK, elle doit 0,1 dollar sur chaque tonne exportée. Selon l’ITIE, Initiative pour la transparence dans les industries extractives, la CBK a exporté 318 590 tonnes de bauxite. Ce qui donne 2 938 995 517 GNF au taux retenu par l’ITIE, 9225 GNF pour 1 $. Le district de Camaraboungni s’est tapé 370 millions et a entamé un chantier pour construire une école de 3 salles de classe. A date, selon le rapport, le chantier n’est pas achevé. Koliagbé deux forages à 180 millions, Friguiagbé centre a rénové le bâtiment administratif. Son marché central est toujours en chantier pour 60 millions.

A Banora, la SMD a versé, en octobre 2017, 508 millions au titre des taxes superficiaires dans années 2007, 2008, 2010 et 2011. Là encore le district de Banora a construit le logement des fonctionnaires pour 340 millions. Le district de Matagania a finalisé la construction de sa mosquée pour un montant inconnu, et la mosquée reste inachevée.

Action mine n’a pas eu accès aux procès-verbaux des consultations publiques relatives au partage des montants, au procédure de passation des marchés, encore moins aux informations sur les entreprises adjudicatrices des marchés. L’ONG recommande plus de transparence dans la passation des marchés publics, renforcer la redevabilité des conseils communaux et encourage les citoyens à contrôler les actions des élus locaux.

Retour en haut

A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

Sections

Archives

« Décembre 2018 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31