Violences à Wanindara : Le balai citoyen brandit son rapport

Le 30 novembre, la Cellule Balai citoyen a rendu public son rapport sur les violences survenues au quartier Wanindara, commune de Ratoma, dans la foulée des récentes manifestes-tensions politiques de l’opposition républicaine. Selon ce rapport de 23 pages, un nombre important des victimes, tant du côté des civils que celui des agents des farces de maintien d’ordre.

Selon Sékou Koundouno, le coordinateur général de  la Cellule balai citoyen, 37 familles vivant dans cette zone ont été entendues. Dans leurs témoignages, elles ont dit que des femmes ont été violentées, des biens (postes téléviseurs, motos, véhicules et autres) saccagés. Mais, l’ampleur  des dégâts reste encore inconnue.

Auprès des forces de maintien d’ordre, 5 agents ont été blessés, des engins endommagés par des jets de pierres, a ajouté l’acteur de la société civile, avant de regretter ces actes. Sékou Koundouno et ses pairs ont formulé des recommandations à l’endroit du gouvernement, des agents de maintien d’ordre et de l’opposition républicaine.

Au gouvernement, d’ouvrir une enquête indépendante et sans délai pour élucider tous les cas de morts, de blessés, de pillages et de punir les coupables à la hauteur de leur forfaiture. D’arrêter immédiatement et systématiquement, la privation des libertés individuelles et collectives, consacrées aux citoyens par la Constitution, les conventions et traités internationaux. Le Balai citoyen demande aussi au goubernement d’instruire aux commandants de la gendarmerie et de la police, l’immatriculation sans délai, de tous les engins de maintien d’ordre. Le gouvernement devrait veiller à ce que l’usage des armes conventionnelles soit le seul moyen utilisé dans le cadre du maintien d’ordre public.

Aux flics et pandores, de faire preuve de retenue, d’esprit républicain dans leurs actions d’intervention publiques. Reste à savoir si ces recommandations ne tomberont pas dans des oreilles de sourds.

Lébéré Baldé

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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