(In)sécurité routière : Le Bafoé de la police rejette toute accusation

Après les accidents de Coléah, Lancéboungni il y a deux semaines, un autre est survenu dans la matinée du jeudi 28 février au quartier Yattaya Fossidè, commune de Ratoma. Cinq personnes ont perdu la vie. Un autre accident s’est aussi produit dans la même zone la nuit suivante aux environs de 2h du matin. Cet autre accident implique un camion d’une société chinoise. Cette fois, il y a eu plus de peur que de mal, car aucune victime n’a été enregistré.

Le Directeur général de la police nationale, Ansoumane Camara dit Bafoé interpellé sur les nombreux cas d’accidents par les journaleux de la Radio Espace dans l’émission ‘’Les Grandes gueules’’ ce vendredi a défendu les gueulards de rejeter systématiquement la faute à la police. Pour lui, l’indiscipline des chauffeurs et le manque de contrôle de certains parents seraient à l’origine de tous ses accidents mortels. Selon lui, le manque de formation des agents de la police n’explique en aucun cas les accidents. « Je voudrais que vous nous aidiez la police à sensibiliser les citoyens au lieu de vous attaquer aux policiers en disant qu’ils sont mal formés ». Contrairement aux autres pays du monde « vous verrez un seul policier arrêté pour réguler la circulation sans aucune indiscipline des conducteurs. Chez nous, il n’y a pas cela. C’est au policier non seulement de réguler la circulation, en même temps contrôler les infractions » déplore-t-il. Parlant de l’accident qui s’est produit avant-hier à Fossidè dont le conducteur n’avait pas 20 ans, le Bafoé a répondu que ces enfants ont pris le véhicule à 4h du matin, la police ne peut pas poster des agents à cette heure.

Quant à l’accident de Coléah Lanséboungni, le Bafoé a déclaré que la police n’avait pas de grue de grande capacité pour enlever le gros porteur : « Je ne suis pas là pour vous parler de moyens, je ne connais pas les moyens même étant directeur général de la police. Ne mettez pas tout sur le dos des policiers. Ce que les citoyens commettent dans la circulation n’est pas de notre faute. Vous pensez que tout ce que les journalistes font est professionnel. Vous nous insultez en longueur de journée, est ce que cela est normal » lâche-t-il.

Kadiatou Diallo

Dernière modification lesamedi, 02 mars 2019 18:11
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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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