Caisse Nationale d’Insécurité Sociale : "Rendez-nous notre argent"

Caisse Nationale d’Insécurité Sociale : "Rendez-nous notre argent"

Ils sont maçons, menuisiers, ferrailleurs, plombiers, électriciens. Une centaine de travailleurs périmés d’entreprises de construction ont passé la matinée à pleurer sur leur sort à la CNSS, Caisse nationale de sécurité sociale, ce mercredi 11 octobre à Kaloum. Les souffres-douleurs scandaient des slogans du genre : "Malik Sankon zéro", "Damantan Camara zéro", "Plus jamais de cotisation sans prestation", "A bas les agents de recouvrement corrompus"… Ils réclament les sous correspondant aux retenues sur traitement et galère.

Mohamed Bayo, menuisier, accuse Damantang de les avoir envoyé balader : « On nous fait croire que l’argent va à la Caisse. Notre syndicat a rencontré même Damantang qui a affirmé que nous avons notre argent à la Caisse. On vient les récupérer, on dit qu’on n’a pas notre argent. Il nous manipule ».
Aboubacar Sidiki Mara, secrétaire gênant adjoint de l’UGTG, (Union syndicale des travailleurs de Guinée) assure qu’il y a plusieurs travailleurs qui n’ont pas de couverture et que ceux qui en ont ne profitent pas de la prestation de la caisse. « Un premier temps, on nous dit qu’aucun travailleur n’est déclaré à la caisse. Nos employeurs affirment avoir enregistré tous les ouvriers depuis quatre ans ». Pour un salaire vacillant entre 700 000 et un million de francs glissants, les ouvriers ont accepté de cotiser 75 000 par mois pour bénéficier de la prestation de la caisse, dit le Siriki. Mais pendant quatre ans, zéro avantage.
Après discussions avec les responsables de la Caisse qui ont reconnu enfin avoir encaissé les sous, une commission a été constituée pour trouver un compromis. En attendant, vogue la galère.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Retour en haut

A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

Sections

Archives

« Décembre 2017 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31