Grève des gens-saignants : Timide reprise des cours
Troisième semaine de grève pour le SLECG. La fin du mois approche, plus d’argent à la maison. La reprise des cours s’amorce dans les établissements d’enseignements publics comme privés. Élèves et enseignants se cachent pour aller en classe. Le goubernement ne privilégie toujours pas le dialogue. Ce sont les chefs religieux, notamment l’archevêque de Conakry et le premier imam de la mosquée Fayçal, qui jouent aux médiateurs. Mais la détermination des grévistes ne semble pas faiblir.
Au cours d’une rencontre ce mercredi 29 novembre, avec les médiateurs, le secrétaire général adjoint du SLECG, Aboubacar Soumah, a réitéré sa détermination à maintenir la grève. Selon lui, le premier imam de la grande mosquée Fayçal et l’archevêque de Cona-Cris leur ont demandé de privilégier la quiétude sociale en suspendant la grève pour une période d’un mois seulement afin de trouver une solution.
Rajoutant, pour le moment « Nous leur avons répondu qu’ils nous faut consulter la base. Ce n’est pas à moi seul de lever la grève car c’est la base qui l’a déclenchée. Après notre assemblée prévue le 1er décembre nous leur ferons un retour».
En attendant, la grève continue jusqu’à nouvel ordre. A la question de savoir si certains enseignants ne veulent pas bouder la grève parce que les cours reprennent peu à peu dans certains établissement, Aboubacar Soumah répond que c’est normal la fin du mois approche c’est pourquoi les enseignants rejoignent peu à peu les classes pour récupérer leur salaire. Poursuivant, il dit ne pas être pas inquiet face à cette situation « vous verrez, dès après la paie ils bouderont les classes ».
