Manque d’électricité : EDG dos au mur ?

Le prési Alpha Grimpeur fait de la fourniture d’électricité une obsession. Après son investiture, il a investi des dizaines de milliers de dollars pour améliorer la desserte, allant jusqu’à affirmer que l’investissement qu’il a consenti pour le secteur en 5 ans dépasse tous ceux des deux premières républiques. Même si c’est à vérifier, l’opinion reconnait qu’il a vraiment délié la bourse. Seulement voilà, après 8 ans aux manettes, retour à la case départ. L'impitoyable Général Délestage est là depuis quelques semaines. Chaque jour, Entreprise des Délestages Généralisés (EDG) fait diffuser des communiqués dans la presse pour expliquer la répartition de l'obscurité. Ce qui saute aux yeux, c'est que tout Cona-cris est concerné.

Le 28 décembre, l’Administration gênante d’EDG est passé aux aveux, informant sa clientèle qu’au cours de la période d’étiage, EDG est confrontée à de multiples perturbations de la desserte pour manque d’eau dans les retenues des barrages des centrales hydroélectriques et des difficultés d’approvisionnement de carburant nécessaire aux fonctionnement des centrales thermiques. On ne peut plus clair.

En conseil de ministres jeudi dernier, Chèque Sylla, le Talidé de l’Energie et de l’hydraulique a donné une autre version. Les délestages sont liés à un « problème des créances impayées » au fournisseur. « Les créances impayées de fourniture d’HFO à EDG-IPP et capitales régionales avoisinent les 300 milliards GNF. En conséquence, le fournisseur principal de carburant, Star Oil a réduit drastiquement ses approvisionnements, ce qui se traduit par les délestages observés en ce moment, allant jusqu’à 100 MW de puissance délestée ».

Les populos eux n’ont que faire de cette ‘’excuse’’ du Talibé, cette cuisine interne de EDG les intéresse moins.  Ce qu’ils veulent c’est du courant, sinon poing. Hier jeudi déjà, les Bhé-Cosa ont barricadé la route pour réclamer le courant parti en courant. Boké et Kolaboui pansent leurs plaies après les émeutes de septembre.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Retour en haut

A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

Sections

Archives

« Janvier 2018 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31