Affaire QNET : Réponse du berger à la bergère

Souleymane Doumbouya, consultant résident de QNET  et  directeur national de la communication était face aux journaleux ce vendredi, 9 mars à la maison de la presse à Coleah. Objectif, faire le point sur ce qu’il qualifie «d’incompréhension » entre le service anti-drogue, du grand banditisme et des crimes organisés du Colonel Moussa Thiegboro Camara et les 7 agents de QNET arrêtés et conduits en justice le mardi 6 mars puis libérés plus tard. Depuis, ce fait continue à défrayer la chronique à Conakry. Pour Souleymane Doumbouya, cela n’est qu’une incompréhension. «QNET est une activité économique basée sur les nouvelles technologies. Et le marketing de réseau est un peu différent du modèle commercial que nous faisons traditionnellement ». Selon lui, les agents de QNET exercent cette activité en ligne depuis 2012 en Guinée sous l’autorisation  de l’ARPT (Agence de régulation des postes et de télécommunications). Mais, jamais elle n’a eu de problèmes avec l’Etat guinéen. Le problème de Thiegboro c’est l’argent. « Quand il fait ces opérations, vous savez pour calmer, il ne le fait pas gratuitement » a-t-il déclaré sans pour autant définir le montant demandé par ce dernier.

Souleymane Doumbouya accuse le Colonel Thiegboro de séquestration après son arrestation avec ses collègues. Au-delà de cette souffrance, c’est sa réputation et son honneur qui est atteint. «On m'a fait passer comme un escroc, arnaqueur. Ma famille, tout le monde souffre de ça. Aujourd’hui, la seule chose qui vaut pour moi, est que mon honneur soit restauré car je n’ai jamais participé à de l’escroquerie. Je ne suis pas représentant résident. Tout ce que j’ai fait, c’est d’aider mon pays ». 

A la question de savoir s’il poursuivra Colonel Thiegboro Camara ? La victime dit être à l’écoute de son avocat. Il invite tout de même  l’INIDH (Institution nationale indépendante des droits humains)  et les services compétents à aller constater le lieu de détention créé par ce Colonel qu’il estime être hors norme.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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