Bantounka 2 : Cinq personnes meurent dans un incendie

C'est l'émoi ce 21 mars à Fofanayah, au quartier Bantounka 2 dans la commune de Ratoma. Cinq personnes ont péri dans un incendie dans la nuit de ce mercredi. Mamadou Alou Diallo, originaire de Koundara, sa seconde épouse, Fatoumata Bilghuissou Diallo, enceinte de neuf mois et trois de ses enfants : Fatouma Binta Diallo, Boussouriou Sadjo Diallo et Dalanda Bhirowo Diallo ont été consumés par les flammes vers 3 h du matin. Sur l'origine du drame, les témoignages divergent. Les uns évoquent un court-circuit quand le courant est revenu vers 2 h, les autres parlent d'une mauvaise installation de deux climatiseurs. Halimatou Diallo, la seule rescapée explique : « Je dormais dans ma chambre, vers 2 h, mon papa est venu me dire qu'il a changé de phase. Il m'a demandé où se trouve la télécommande. J'ai dit qu'elle est accrochée au mur. Je me suis endormie. Quelque temps après, j'ai entendu ma marâtre crier à l'aide. Les jeunes du quartier ont cassé les antivols et m'ont sorti de la chambre. Je n'ai plus revu ma famille ». 
Commandant Sambadjo Camara, chargé des installations à la transformation, témoin du fait, privilégie la mauvaise installation :« J'ai appelé les sapeurs pompiers de Ratoma et de Bambéto, ils sont venus à temps. Ils ont fait leur opération, mais en fin de compte ils étaient déjà tués par la fumée. Hier soir ils ont fait des réglages sur les climatiseurs. Et quand le courant est venu, l'incendie serait parti de ces climatiseurs ». Le chef de secteur de Fofanayah donne une toute autre version : « J'ai été appelé vers 3h, je suis venu trouver que tout le bâtiment est en flammes. Les compteurs prépayés qu'on a installés dans le secteur font trop de dégâts. Dès que le courant vient ils éclatent. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités parce que ce sont les agents de EDG qui les installent. Nous avons vraiment peur du courant électrique maintenant » déclare Alpha Amadou Diallo. 
Les cinq victimes qui se trouvent actuellement à la mosquée Fofanayah seront inhumées après la prière de 14 h au cimetière de Demoudoula.

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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