Filtrer les éléments par date : mardi, 08 mai 2018

Nuit de l’excellence de la femme guinéenne : Asmaou Barry lauréate !

Élue femme modèle des médias privés évoluant dans d’autres secteurs, le 5 mai à l’occasion de la 14è édition de la nuit de l’excellence de la femme guinéenne, Asmaou Barry, journaliste au groupe Lynx se confie. Heureuse d’avoir gagné ce ‘’prestigieux’’ elle estime que même si c’est un pas de franchi, il y a encore du chemin : « Ce prix doit être un déclic pour l’ensemble de la corporation, notamment pour les femmes journalistes qui ont l’occasion d’aller sur le terrain, rencontrer d’autres femmes et voir combien de fois celles-ci souffrent. Ne pas simplement s’arrêter pour rapporter les faits. Egalement voir, en tant que citoyenne, ce qu’on peut faire à petite échelle, pour aider les femmes qu’on rencontre tous les jours ».

Selon A. Barry, les Guinéennes sont battantes et se voir récompensé est une bonne chose. « Les Guinéennes ont besoin d’être reconnues. Avoir un évènement qui reconnaît les efforts des femmes depuis 14 ans, moi, je ne peux que féliciter et encourager les organisateurs, tout en leur souhaitant bonne suite ».

Cependant, la récipiendaire du prix de femme modèle des médias privés évoluant dans d’autres secteurs demande aux autres femme de lui emboîter le pas.

Lébéré Baldé

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Sidiki Marrant sous mandat de dépôt : Son avocat accuse Alpha Grimpeur

Après deux jours de garde-à-vue, Aboubacar Sidiki Mara a été présenté au pro-crieur de la république près le TPI de Dixinn, ce 8 mai. Le secrétaire gênant adjoint de l'UGTG est accusé de présomption grave de manifestations illicites dans les extensions d’une société minière à Boké. Dès le matin, les locaux du TPI ont été bouclés par une quinzaine de flics. Aucune autre audience ne s’y est d’ailleurs tenue aujourd’hui. Après cinq bonnes heures de fâche-à-fâche, le pro-crieur a décidé de placer Sidiki Mara sous mandat de dépôt à l’hôtel cinq étoiles de Coronthie. Il y séjournera en attendant l’ouverture de son procès ou sa liberté provisoire. Son dossier est désormais confié à un juge d’instruction.

Son avocat, Paul Yomba Kourouma accuse directement le prési Alpha Grimpeur de tirer les ficelles : « Aboubacar Sidiki Mara, le prisonnier personnel de monsieur Alpha Condé a vu sa détention confirmée, tel qu’il a voulu. Il a été arrêté dans une situation que tous les défenseurs de droit de l’homme reprouvent. Il était en pleine mission syndicale à Boké, avec un ordre de mission vu par le préfet, auquel d’ailleurs il a expliqué le but de sa mission qui est la syndicalisation à l’UGTG de certains travailleurs de l’UMS, de WAP qui se sont désaffiliées de l’USTG et de la CNTG. L’ordre de mission a été également vu par le secrétaire général chargé des collectivités. Aucune autorité n’ignorait sa présence à Boké et rien ne lui a été reproché durant son séjour ».

Me Paul Yomba soupçonne également les petites sociétés qui sous-traitent avec les multinationales opérant dans la zone de Boké d’avoir menti pour discréditer Sidiki Mara et sa centrale syndicale auprès du chef de l’Etat : « Ce sont les sociétés sous-traitantes qui sont en trains de désinformer les autorités pour que l’UGTG ne devienne pas la centrale la plus en vue. Il y a un conflit d’intérêt, des visées qu’on lui prête, mais qui ne collent pas avec son idéal. Une chose qui a amené le chef de l’Etat qui prend peut-être Boké pour sa chasse-gardée à demander son exfiltration des lieux ». Paul Yomba se dit convaincu que l’information judiciaire ouverte contre son client est vide de contenu et espère sa libération rapide.

L’autre inquiétude des proches de Sidiki Mara, c’est la tournure qu’à pris le dossier concernant la tentative d’assassinat que ce syndicaliste aurait été victime : « Des personnes ont été arrêtées et mises à la disposition de la justice de Boké. Mon inquiétude ce que ces deux présumés assassins auraient été transférés hier à Conakry, alors que la justice de Boké travaillait sur le dossier. Ces personnes seraient à la maison centrale et mon mari va passer la nuit en prison aujourd’hui. Personne ne sait ce qui va se passer. J’attire l’attention de l’opinion nationale et internationale » déclare Mariam Fodé Cas-marrant, la nounou de Sidiki Marrant.

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Frontière Guinée-Mali : Après l’accrochage, les deux pays évitent l’incident diplomagique

Les communautés malienne et guinéenne qui habitent Kourémali se sont livrées une intifada, le 6 mai. Plusieurs dégâts matériels (des boutiques et véhicules calcinés) des personnes blessées et une fille violée. Certaines sources parlent d’un mort d’autres de six morts. Bilan démenti par les deux gouvernements. A l’origine de l’incident, un cortège de mariage malien dont la fête en trottoir malien n’a pas suffi a tenté une incursion en trottoir guinéen. L’escorte avec sa cohorte de têtes-brulées ont été stoppée net par des gens-drames guinéens qui leur ont fait comprendre que chacun dans son chacun, il s’assoie et Dieu le pousse. Les envahisseurs ont tenté un passage en force, et les gens-drames ont tiré des sommations. C’est du moins ce que disent les sources officielles guinéennes et maliennes.

En réaction, les jeunes maliens ont jeté des cailloux sur la brigade frontalière de Guinée, laquelle a riposté par des tirs de sommation.

Selon les autorités maliennes, des jeunes guinéens ont à leur tour, incendié des boutiques appartenant à des commerçants maliens, et des camions en transit sur le territoire malien. Après l’escarmouche, autorités administratives et sécuritaires du Mali et de la Guinée se sont rencontrées pour passer l’éponge, même si le Mali a déjà envoyé des renforts.

Le préfet de Siguiri, l’ambassadeur de la Guinée au Mali et le Gouv de Bamako ont prêché la bonne parole. La Guinée et le Mali sont deux poumons dans le même corps. Pas besoin de se taper dessus.

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Boké : De l’électricité en l’air !

La grève des travailleurs du consortium SMB WAP, et UMS couvait depuis des mois. L’arrestation du syndicaliste, Sidiki Mara, hier à Boké va précipiter les choses. Depuis lundi, tous les travailleurs de ces sociétés sont restés à la maison. En l’air une revalorisation salariale pour 7 500 000 Gnf de salaire de base pour tous. Les bosses du consortium n’ont pas réagi pour le moment, mais les travailleurs sont décidés à aller jusqu’au bout. Le ‘’rebelle’’ Aboubacar Soumah a inspiré. Alpha Ibrahima Diallo, inspecter Hygiène-santé-environnement dit qu’il fait chaud à Boké. Et le temps, et les affaires. « Les travailleurs sont tous à la maison. Nous réclamons 7 500 000 Gnf de salaire de base. Ici, même les primes des libanais pour 200 000 francs le jour, dépasse notre salaire quand on fait le cumul. Nous autres guinéens n’avons mêmes pas 4 millions de francs. Et ces libanais ne sont même pas capables de remplir un rapport de poste ».

Depuis 2016, cette revendication est de rigueur. Seulement, les boss ont fait la sourde oreille. Du moins jusque-là. Parmi les travailleurs, il y a des syndicaleux qui mènent les négociations, mais ce ne pas des durs alors Sidiki Mara a quitté Cona-cris pour jouer les durs négociateurs avec la SMB/WAP et UMS.

Selon notre source, le même syndicaliste avait déjà été menacé de mort par un gens-drame et un simbo encore à l’hôtel. Comme si cela n’a pas suffi, alors que Mara se trouvait dans son hôtel, il a été cueilli par des gens-drames, sur ordre du préfet, dit-on, qui déjà avait donné un ultimatum à Mara de quitter Boké. « Avant l’arrivée de Mara, d’autres syndicalistes étaient là en négociation, mais c’est quand Mara est arrivé que les sociétés ont pris la revendication au sérieux. Nous exigeons sa libération, pour qu’ils continuent les négociations. Sans lui, on n’a pas d’espoir, sa présence ici, malgré sa petite force a perturbé l’autorité ».

Pour le moment, il n’y a pas d’acte de violence. Les travailleurs sont sur le pied de guerre, et leurs bosses sur le qui-vive.

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Crise politique : L'opposition revoit sa copie !

Les acteurs politiques, notamment la mouvance pestilentielle et l’opposition respire-lacrymogène sont d’accord qu’ils ne seront jamais d’accord. Pendant que le comité de suivi peine à donner des solutions équitables, les pros oppositions continuent de broyer du noir dans les geôles à travers le pays. L’opposition maintient alors sa ville-morte, mais elle est prévue le 14 au lieu du 9 mai. Les membres de l’opposition dite républicaine se sont réunis en plénière ce mardi pour taper du poing sur la table. D’abord, Macarnéa Caquet dénonce un acharnement contre les militants et responsables de l’opposition. « Nous avons 107 militants et responsables de l’opposition en prison. Ils sont 62 à Faranah venant de Kalinko, dont 10 mineurs, 12 de Maréla emprisonnés à Farana, 25 à Linsan emprisonnées à Kindia, et 7 à Dubréka dont 3 mineurs ».

A cela s’ajoutent des harcèlements des activistes de la société civile, et du syndicat. Sidiki Mara arrêté à 3h du matin à Boké, transféré à Conakry, Abdourahmane Sanoh serait dans le collimateur de la justice, parce qu’il dénonce « la mauvaise gouvernance et son opposition au 3è mandant. Nous sommes informés de l’arrivée d’une lettre au bureau de l’assemblée nationale pour lever l’immunité parlementaire de Ousmane Gaoual Diallo, suite à une plainte de deux ministres ».

Le comité de suivi des accords, l’opposition dit observer un manque de volonté « réelle de la mouvance et du président du comité afin de trouver une solution équitable ». Seul les partenaires auraient la volonté de faire bouger les choses selon Macaréna Caquet.

L’opposition décide de repousser sa ville-morte jusqu’au 14 mai au lieu du 9. Mais déjà, le jeudi 9 mai, elle organise une conférence à la Maison de la presse pour protester contre l’injustice et dénoncer la vie chère. Makaréna demande pas au peuple de ne pas aider l’opposition, mais d’aider la vérité, la liberté.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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