Société

Pénurie de courant : Dar es Salam II réclame son transformateur

Ce vendredi 14 avril les jeunes du quartier Dar es Salam II ont bloqué la circulation du tronçon Bambeto – Dar es Salam. Depuis deux semaines le courant a déserté en courant le quartier Dar Es Salam II, secteur « Koulibaliya ». Mercredi passé, le chef de quartier s’est entretenu avec les agents de Electricité de Guinée, qui ont promis de ramener leur transformateur. Peine perdue.

Banques guinéennes : Les travailleurs exigent un traitement salarial décent

Les banques privées sont restées fermées, ce jeudi 13 avril pour ouvrir à 14 heures. En cause, les travailleurs étaient dans la rue pour réclamer des meilleures conditions de travail, à hauteur de la corvée. Ce mouvement est l’initiative de la FESABAG, Fédération syndicale des banques, assurances et micro-finance de Guinée dont le secrétaire gênant, Abdoulaye Show, résume les préoccupations en trois maux : « salaire, santé, retraite ». Le mouvement est un message adressé à l’Association des Professionnels de Banques auprès de laquelle la Fesabag a dit déposer une plateforme revendicative. Mais les patrons ne veulent pas négocier, d’où la mobilisation. « Ils ne respectent pas les accords signés et méprisent leurs travailleurs. Nous aussi avons besoins d’une vie descente comme nos collègues de la sous-région. Mêmes grades, on n’a pas 50 % de leur salaire. Alors que nous avons les mêmes contraintes de travail. C’est inacceptable ».

Depuis 1990, dit-il, pour bénéficier d’une amélioration des conditions de vie, les travailleurs ont toujours manifesté. Cette année, la Fesabag a proposé la méthode pacifique, mais les patrons refusent. Le Gouv de la Banque centrale, Louceny Nabé a proposé ses bons offices aux belligérants. Mais si nous n’obtenons pas gain de cause, « nous allons déposer un préavis de grève. Seulement c’est mieux le dialogue. Quel que soit le problème, c’est autour de la table qu’il finira », souligne Abdoulaye Show.

En attendant de trouver un terrain d’entente, la Fesabag condamne la sous-traitance pratiquée dans certaines banques : « Notre convention collective dit que le stage dure un an. Au-delà, vous signez un CDD. Mais les patrons maintiennent les gens dans la précarité en les prenant comme sous-traitants. C’est de l’exploitation ».

Dans certaines agences, les travailleurs étaient au boulot, « ce sont des traitres. Des cadres véreux qui bénéficient des retombés de notre combat sans y participer » fustige Abdoulaye Show. Et de conclure que malgré tout, banques, assurance et micro-finances ont suivi le mot d’ordre, en majorité.

Univers des mots : La septième édition !

Ils sont neuf auteurs Guinéen, Camerounais, Burkinabé, Suisse, Canadien, Français, Belge, Libanais, Béninois, respectivement. Ils sont à Conakry pour la 7e édition de l’Univers des mots. Façon de résidence d’écriture autour du thème : « Nos Migr’actions »

Justice : Orange doit verser dix milliards à Khady Diop

“La société Suk’Arts SARL a assigné en justice au mois d’octobre 2016 l’opérateur de téléphonie mobile Orange Guinée pour “utilisation frauduleuse et illégale «du titre Moumma” de l’artiste Khady Diop, extrait de son EP “Mes couleurs d’ébène”. Le Tribunal de première instance de Dixinn a condamné l’opérateur téléphonique au paiement de 10 milliards 250 millions de francs guinéens en réparation et 5 milliards de dommages et intérêts à Suk’Arts”. La décision, rendue public le 7 avril, servira à la fois de jurisprudence et d’exemple aux pirates d’œuvres musicales, d’œuvres de l’esprit tout court, qui pullulent en Guinée. Dans le dispositif du jugement, le Tribunal constate que «la maison de production Suk’Arts est liée à l’artiste Sénégalo-gambienne Khady Diop par contrat d’enregistrement exclusif en date du 15 mars 2013, en vertu duquel elle est la seule à fixer, vendre et/ou faire vendre, louer ou faire louer, sur quelque support que ce soit, les œuvres de l’artiste”. Et “qu’en violation dudit contrat, la société Orange Guinée a fait une exploitation commerciale non autorisée du titre éponyme “Moumma” de l’artiste Khady Diop ”.

Impact d’Ebola : Des milliards et des vies perdus

En plus 2 400 décès environ, l’épidémie de fièvre Ebola a entrainé une baisse de la production et des investissements, la hausse du déficit budgétaire, des pertes d’emplois et la chute des revenus de plusieurs ménages. C’est ainsi est introduite l’étude sur l’impact d’Ebola sur le système financier guinéen. L’étude a été présentée le 1e avril au CIRD (Centre international de recherche et de documentation), par Ahmed Tidiane Diallo, directeur d’étude et de recherche à la Banque centrale.

Guéckédou : Le centre de santé de Koundou retapé

Le 10 avril, en conférence de presse à Coléah, l’AJGF, Association des jeunes guinéens de France, a communiqué sur la rénovation et l’équipement du centre de santé de la sous-préfecture de Koundou, dans la préfecture de Guéckédou.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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