Le 11 septembre, dans un réceptif hôtelier de Conakry, le Collectif des journalistes pour la réussite de la refondation (CJRR) a organisé une cérémonie de projection des acquis du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Objectif, mettre en lumière les acquis du CNRD, enregistrés sous le leadership du Président de transition, Mamadi Doumbouya et sensibiliser en faveur de la nouvelle constitution.
Les Guinéens se rendent aux urnes le 21 septembre, pour se prononcer en faveur ou non de la nouvelle Constitution. Sur le terrain, les autorités et leurs soutiens fourbissent les armes et mettent les bouchées doubles pour convaincre les populations d’accorder à ce texte un Oui massif. C’est dans ce cadre que le Collectif des journalistes pour la réussite de la refondation (CJRR) a décidé de mettre en lumière les actions menées depuis par les militaires au pouvoir. La cérémonie a été présidée par la secrétaire générale du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall. Elle a mobilisé journalistes du collectif, cadres de l’administration, anciens ministres et autres soutiens du CNRD.

Pendant la cérémonie, des réalisations de l’actuel pouvoir, notamment dans les domaines des infrastructures, de la Santé, de la Justice…ont été projetées. Preuve, selon Ibrahima Koné, coordinateur du CJRR, que les autorités ne se sont pas reposées sur leurs lauriers pendant ces 4 années: « Le CNRD a été créé pour répondre aux défis majeurs auxquels notre nation est confrontée et proposer des solutions innovantes pour un développement durable et inclusif. Au cours de ces 4 dernières années, le CNRD a réalisé des progrès significatifs dans plusieurs domaines clés : la réforme de la gouvernance, l’amélioration de la transparence, la responsabilité dans la gestion des affaires publiques, l’indépendance de la justice, le développement économique, la stimulation de la croissance économique, la création des emplois, la lutte contre la corruption. Des investissements ont été réalisés dans les infrastructures, l’agriculture et l’électricité… Des réformes ont été mises en place pour renforcer l’efficacité et la qualité des services publics, la protection de l’environnement et dans les énergies renouvelables. »

La Secrétaire générale, Khaïté Sall, a mis en lumière les progrès réalisés sous le CNRD, notamment dans le secteur de la Santé : « La nouvelle constitution consacre la santé comme un droit fondamental. Elle affirme le caractère prioritaire de l’accès aux soins de qualité et engage l’État à garantir la couverture sanitaire universelle. C’est une première au monde entier. Aucune constitution ne l’avait garanti. Elle assure une allocation budgétaire adéquate au secteur de la santé. Cette orientation constitutionnelle se traduit déjà par des réalisations concrètes, notamment à travers l’achèvement et la modernisation de l’hôpital national Donka, la construction en cours de quatre hôpitaux régionaux à caractère universitaire, la construction et l’équipement des centres de santé et des centres de santé améliorés sur toute l’étendue du territoire, la construction des centrales régionales d’oxygène ainsi que des centres régionaux d’hémodialyse pour décentraliser les soins, la construction d’incinérateurs de grande capacité et de chambres froides régionales pour sécuriser la chaîne sanitaire et la conservation des produits de santé… Ces avancées témoignent d’une volonté politique claire de placer la santé au cœur de la fondation de l’État. »
Ramatoulaye Camara, Chef de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique est la marraine de l’évènement. Selon elle, cette nouvelle Constitution, si elle est adoptée, permettrait à la Guinée d’amorcer un tournant décisif : « La Constitution, c’est l’âme d’une nation. Chaque génération hérite d’une mission, celle d’écrire une nouvelle page de l’histoire nationale. La nôtre est claire : donner à la Guinée une Constitution qui reflète ses aspirations, protège ses droits et prépare son avenir. C’est la Constitution qui fixe les règles du vivre ensemble, détermine les droits et les devoirs. Elle assure la stabilité et ouvre des perspectives d’avenir. La nouvelle Constitution qui nous est soumise n’est pas un simple texte juridique, elle est une réponse aux aspirations profondes de notre peuple, elle est le fruit d’une volonté de rupture avec les pratiques anciennes qui fragilisent nos institutions et freinent notre développement. »
Parmi les invités d’honneurs, l’ancien ministre, Sékou Koureissy Condé. Il estime que le Oui doit l’emporter le 21 septembre prochain, parce que le CNRD a réussi à stabiliser le pays : « Nous abordons le référendum dans un environnement convivial, apaisé…La Guinée est sécurisée pendant cette transition. Les Guinéens ont appris à se connaître, à s’accepter et à s’unir. C’est pourquoi nous votons OUI.»

Ibrahima Koné en appelle à toutes couches sociales et politiques du pays : « Nous appelons tous les acteurs de la société civile à se joindre à nous pour soutenir les efforts du CNRD, à contribuer à la construction d’un avenir radieux pour notre pays. Nous lançons un appel à tous les Guinéens, aux organisations de la société civile, aux partis politiques, aux autorités, pour soutenir les efforts du CNRD. Nous devons travailler ensemble pour consolider ces acquis, renforcer la gouvernance et la transparence, promouvoir l’inclusion et la participation citoyenne, accéder au développement économique et social. »
Yacine Diallo


