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Eradication du Covid-19 en Guinée : Un challenge pour les autorités

En ce début du premier trimestre 2020, la Guinée fait face à une crise économique provoquée par le Covid-19, depuis sa présence, confirmée officiellement, le 16 mars 2020.
Selon les statistiques officielles de l’ANSS (Agence nationale de la sécurité sanitaire), le coronavirus a déjà touché 16 personnes dont 7 hier dimanche, 29 mars 2020 avec 1101 contacts, au moins. L’état d’urgence sanitaire national a été déclaré le 26 mars 2020 par le Chef de l’Etat, Alpha Condé. En dépit des déclarations assorties de diverses mesures destinées à freiner la propagation de Covid-19, la pandémie a touché quelques communes de Conakry.
Avant cette crise, les perspectives économiques de la Guinée étaient favorables à une croissance soutenue. Pour 2020, les autorités fixent un objectif de croissance de 6,3% du PIB. A notre avis, cette croissance doit être revue à l’image de celle mondiale qui est passée de 2,9% à 2,4% en raison des risques de récession de l’économie mondiale.
L’épidémie du Coronavirus apparait pour créer une psychose généralisée dans tous les secteurs économiques. Elle risque d’entraîner des dépenses publiques supplémentaires ainsi que le report et/ou l’arrêt de certains projets d’investissements. Le secteur touristique sera fortement éprouvé en raison de la suspension des vols de certaines compagnies aériennes à destination et en provenance de Conakry. Cette situation sera lourde de conséquences et nécessitera forcément, à notre avis, une stratégie de relance socio-économique post-Covid-19 car, la pandémie occasionnera une baisse de la production et des investissements, la hausse du déficit budgétaire et la chute des revenus des ménages.
Par ailleurs, l’augmentation du nombre de cas confirmés découlerait des faibles capacités de détection et de surveillance des maladies, notamment en matière de diagnostic de laboratoire. Ainsi, la Guinée est entrée directement dans cette pandémie sans aucune préparation. A date, il n’y a aucune procédure adaptée pour les voyageurs en provenance de l'étranger et potentiellement exposés au virus.
Selon Stiglitz, la crise du Covid-19 est riche d'enseignements, notamment pour les Etats-Unis d’Amérique. Les virus ignorent les passeports, ils sont indifférents aux frontières nationales et à la rhétorique nationaliste. La propagation des maladies est un effet secondaire de la mondialisation. Il continue son analyse en soutenant qu’il n'est donc pas étonnant que les autorités sanitaires se montrent inefficaces face au Covid-19 surtout qu’elles ne disposent pas des moyens suffisants pour tester les personnes susceptibles d'être atteintes. Cette hypothèse se vérifie dans le cas guinéen car, à date, nous n’avons pas assez de tests pour les personnes exposées (cf. Déclaration du Directeur général de l’ANSS sur les GG).
A notre avis, ce qui se passe actuellement dans le monde, nous apprend que la pandémie du coronavirus nous rappelle l’essentiel sur lequel nous devrions nous concentrer. Elle nous montre la voie à suivre, et cela peut être un nouveau départ, non une fin en soi. La situation que nous vivons actuellement doit nous conduire à un début de réflexion afin d’apprendre de nos erreurs du passé et les corriger.

Propositions de solutions

Nous ne saurons terminer cette tribune sans pour autant proposer quelques pistes de solutions, comme le ferait tout Guinéen soucieux du devenir de notre pays.
Pour assurer la prise en charge des malades et lutter contre la propagation de la maladie, le Gouvernement devra : i) poursuivre sans relâche les efforts déjà engagés en renforçant la stratégie actuelle, afin de parvenir à son éradication rapide ; ii) recruter et renforcer les capacités du personnel de santé à la surveillance épidémiologique ; iii) isoler Conakry de l’intérieur du pays, pour éviter la propagation de la maladie ; iv) baisser le prix du carburant, maintenir le niveau actuel du prix du transport pour pallier aux pertes auxquelles pourrait faire face les chauffeurs du transport en commun; v) reporter les échéances des crédits amortissables ;vi) accompagner les personnes handicapées ne pouvant rester à domicile en cas de confinement ; vii) offrir des programmes de formations scolaires pendant toute la journée à la télévision, surtout pour les élèves en classes d’examen; viii) installer des kits sanitaires sur les places publiques, sensibiliser les populations sur le respect des règles d’hygiène ; iX) mettre en place une politique spéciale de relance économique, qui devra comporter des mesures incitatives comme des incitations fiscales, l’amélioration du climat des affaires, l’amélioration des conditions d’accès aux ressources de financement. La liste n’est pas exhaustive.

Mamadou Safayiou Diallo
Analyste économique

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Référendum du 22 mars : victoire du OUI à la soviétique

La CENI a publié les résul-tares du double scrutin controversé du 22 mars ce vendredi. Sans surprise, le « Oui » l’emporte à 91,5% des suffrages exprimés, selon Me Amadou Saliflou-flou Kébé, prési de la CENI.

Pour Me Saliflou-flou, le total général des votants est de 3 millions 168 mille 961, total des bulletins nuls : 50 mille 101 et le suffrage valablement exprimé est de 3 millions 118 mille 860. Soit 61,18 % de taux de participation.

Les chiffres :

Nombre total d’inscrits : 5 millions 179 mille 600 ;
Nombre de bureaux de vote: 16 mille 302 ;
Total général des bureaux de vote pris en charge : 13 mille 782 ;
Total général des votants : 3 millions 168 mille 961 ;
Total des bulletins nuls : 50 mille 101, soit 1,58% ;
Total des suffrages valablement exprimés : 3 millions 118 mille 860, soit 61,18 %
Le « Oui » : 2 millions 856 mille 675, soit 91,59%.
Le « Non » : 262 mille 185, soit 8, 41 %.

Oumar Tély Diallo

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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