Résistance active du FNDC : Cosa paralysé, sans violence !

Résistance active du FNDC : Cosa paralysé, sans violence !

L’acte 5 de la résistance active et permanente lancée par le Front national pour la défense de la Constitution, FNDC, pour contraindre le Prési Grimpeur à abandonner son projet de 3è mandat, a largement paralysé la banlieue de Cona-cris. Les activités dans plusieurs quartiers sur la route Leprince étaient au ralenti. Les forces de sécu-raté ont pris position dans tous les endroits réputés chauds. Au petit matin, quelques rares taxis roulaient entre Enco5, Cosa et Bambéto, sans affluence aux arrêts de bus et de taxis. Dans les marchés, les nounous vaquaient à leurs occupations, tout comme les étalagistes qui envahissaient les abords des routes autour du rond-point Cosa. Mais magasins, boutiques, pharmacies, ateliers de couture et de soudure sont restés fermés. Une essencerie a assuré un sévice minimum dans le coin.

Entre 10h et 12h, la circulation est devenue déserte. Seuls les taxi-motos roulaient sous le regard d’un dispositif de sécu-raté réduit (un pick-up et un camion) de pandores et de flics, comparativement aux récentes manifs. Aucun regroupement de jeunes. Ni dans les quartiers ni aux abords de la route.

Pas d’incident signalé au moment où nous écrivions ces lignes. La tension habituelle à Cosa n’était pas au rendez-vous, mais on notait un climat de méfiance chez les citoyens. « Je sors pour acheter des condiments, sinon pendant ces mouvements, tout le monde reste à la maison, même mon mari », raconte Salimatou Sall, un panier à la main.

«Nous sortons de chez nous, malgré nous ! Parce qu’à chaque fois qu’il y a de manifestations, il y a des morts, des blessés et des destructions de biens. Les gens peuvent protester quand ils le veulent, mais tout cela doit se dérouler dans les règles de l’art. Les forces de sécurité ne doivent en aucun cas tirer sur eux, ou malmener les jeunes, car les manifestants ne font qu’exercer un droit constitutionnel», rappelle I. Kéïta, médecin, en route pour sa clinique, sise à Petit-Simbaya.

Une paralysie sans violence était bien constatée à Cosa aux environs de 16h.

Yaya Doumbouya

Retour en haut

A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

Sections

Archives

« Février 2020 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29