Kobayah : Accrochages entre pro et anti nouvelle Constitution

Kobayah : Accrochages entre pro et anti nouvelle Constitution

Lundi 23 mars au lendemain du double-scrutin fortement contesté par les partisans du Front national pour la défense de la Constitution, le calme n'est toujours pas revenu dans la banlieue de Cona-crime. C'est notamment le cas des quartiers de Kobayah et de Wanindara où les échauffourées sont enregistrées.

Englués dans une violence d'une extrême rareté toute la journée d'hier dimanche avec notamment un mort et plusieurs blessés par balle, les citoyens de Kobayah-Kinifi pensaient pouvoir se réveiller dans le calme. Le répit n'aura été  que de courte durée.

Des affrontements entre pro et anti modification de la Constitution ont repris vers 2h du matin ce 23 mars. Les voisins de l'école primaire Wanindara, mécontents de la destruction du bureau de vote où ils auraient voté, ont tenté de s'en prendre aux concessions  de ceux qu'ils considèrent comme des opposants à la nouvelle Constitution. La rumeur courait déjà en fin de soirée du 22 mars que des pros mouvance pestilentielle attaqueront leurs adversaires. Les sages de Kobayah ont pris les devants, en amorçant une négociation entre les protagonistes. En vain !

A 2h du matin, des jeunes armés de gourdins et d'armes blanches débarquent dans le secteur 7. Mais ils heurtent très vite à la hargne des citoyens de ce secteur massivement mobilisés. Les accrochages sont violents, des coups de feu retentissent des heures durant. Les agresseurs bénéficient du soutien des flics et des pandores qui ont débarqué dans 6 teufteufs. Ils procèdent à des tirs de sommation, cassent la chambre d'un jeune et se tirent avec sa moto TVS vers 6h 30 minutes.

Depuis, l'ambiance est électrique dans le quartier. Deux groupes de jeunes s'affrontent le long des rails. Les forces de désordre sillonnent actuellement la zone et tirent des rafales. Les deux camps se regardent en chien de faïence. Les citoyens de Kinifi accusent  des flics de soutenir les partisans de la nouvelle Constitution. Ces derniers, eux, assurent qu'ils viennent empêcher une guerre interethnique.

A Wanindara, c'est la BAC N°13 (Brigade anti criminalité numéro 13) qui impose sa loi aux citoyens. Des tirs sporadiques se faisaient entendre jusqu'en début d'après-midi.

Yacine Diallo 

Lundi 23 mars au lendemain du double-scrutin fortement contesté par les partisans du Front national pour la défense de la Constitution, le calme n'est toujours pas revenu dans la banlieue de Cona-crime. C'est notamment le cas des quartiers de Kobayah et de Wanindara où les échauffourées sont enregistrées.

Englués dans une violence d'une extrême rareté toute la journée d'hier dimanche avec notamment un mort et plusieurs blessés par balle, les citoyens de Kobayah-Kinifi pensaient pouvoir se réveiller dans le calme. Le répit n'aura été  que de courte durée.

Des affrontements entre pro et anti modification de la Constitution ont repris vers 2h du matin ce 23 mars. Les voisins de l'école primaire Wanindara, mécontents de la destruction du bureau de vote où ils auraient voté, ont tenté de s'en prendre aux concessions  de ceux qu'ils considèrent comme des opposants à la nouvelle Constitution. La rumeur courait déjà en fin de soirée du 22 mars que des pros mouvance pestilentielle attaqueront leurs adversaires. Les sages de Kobayah ont pris les devants, en amorçant une négociation entre les protagonistes. En vain !

A 2h du matin, des jeunes armés de gourdins et d'armes blanches débarquent dans le secteur 7. Mais ils heurtent très vite à la hargne des citoyens de ce secteur massivement mobilisés. Les accrochages sont violents, des coups de feu retentissent des heures durant. Les agresseurs bénéficient du soutien des flics et des pandores qui ont débarqué dans 6 teufteufs. Ils procèdent à des tirs de sommation, cassent la chambre d'un jeune et se tirent avec sa moto TVS vers 2h 30 minutes.

Depuis, l'ambiance est électrique dans le quartier. Deux groupes de jeunes s'affrontent le long des rails. Les forces de désordre sillonnent actuellement la zone et tirent des rafales. Les deux camps se regardent en chien de faïence. Les citoyens de Kinifi accusent  des flics de soutenir les partisans de la nouvelle Constitution. Ces derniers, eux, assurent qu'ils viennent empêcher une guerre interethnique.

A Wanindara, c'est la BAC N°13 (Brigade anti criminalité numéro 13) qui impose sa loi aux citoyens. Des tirs sporadiques se faisaient entendre jusqu'en début d'après-midi.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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