Dar-Es-Salam 1 : Il n’y a pas eu cours dans le privé

Dar-Es-Salam 1 : Il n’y a pas eu cours dans le privé

Comme annoncée, les élèves devraient reprendre le chemin de l’école ce lundi 29 juin, sur toute l’étendue du territoire national. Mais la reprise n’a pas été effective dans certaines écoles publiques et privées au quartier Dar-es Salam, situé dans la commune de Matoto. Très tôt le matin, quelques élèves se sont précipités vers leurs différents établissements. Mais, au complexe scolaire El Hadj Souleymane Barry, peu d’élèves étaient présents aux environs de 8 heures. Idem pour les professeurs.  Dès 9 heures, ils ont quitté, faute de kits sanitaires.

Un seul kit était visible dans tout l’établissement. Parmi les présents certains avaient leur masques pendant que d’autre n’en nullement un souci comme si Corona s’était déjà fait virer. Des affiches portant sur la sensibilisation et la distanciation inondaient la cour de l’école.

Les quelques élèves trouvés sur place ont répondu à nos questions. Diouhairatou Bah, en classe de Terminale sciences sociales se dit inquiète. « Je m’attendais à plus d’élèves ce matin, vu que nous n’avons pas étudié depuis près de trois mois. A voir la cour de l’école, c’est comme si l’année scolaire était terminée. Et pourtant, nous on est en classe d’examen. Si nous ne suivons pas correctement les cours, qu’allons-nous écrire pendant l’examen ? » S’interroge-t-elle. Oumou Hawa Barry, de la classe de 10 ème année : « L’élève guinéen fait pitié. Nous ne voulons pas étudier, sinon tout candidat devrait se précipiter ce lundi matin pour rejoindre son école. Mais, regardez nous ne sommes que 5 personnes présentes ! »

Même constat au Groupe scolaire Michelle Obama et Salim Ecole. Dès 9 heures, tous les élèves qui étaient présents sont retournés chez eux. A l’école primaire Dar-es-Salam 1,  même le gardien n’était pas en place. Directions et salles de classes sont restées fermées toute la journée. Un seul encadreur était visible dans la cour, elle-même dépourvue de dispositif sanitaire. C’est tout dire !

Kadiatou Diallo

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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