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Grève à Labé : La police arrose le siège de l’inter-centrale syndicale

Si la grève syndicale et l’appelle à cesser toute activité lancé par les Farces sociales est peu suivi à Cona-cris, à Labé c’est différent. La journée a été chaude, riche en gaz lacrymogène et de jet de pierres. Syndicalistes, farces sociales, commerçants, ont croisé le fer à la police.

Pendant que les syndicaleux étaient en réunion à leur siège à Hoggo Mbourro, où leur bourreau les a gazés. Alassane Diallo, de la FSPE raconte : « On avait installé des commissions de supervision pour contrôler la fermeture effective des commerces, démanteler des barrages s’il y en a. Ils sont allés au marché dire aux magasiniers qui avaient ouvert de fermer. Directement, le CMIS débarque. Il y a eu des accrochages. Mais il y a déjà un précédent entre la police et les syndicats. Le syndicat des transporteurs avaient mis un barrage à Safatou. Parait qu’hier, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées, M. Sangaré est passé par là, il a vu le barrage et a appelé les services de sécurité qui l’a démantelé ».

Selon Alassane, le syndicat avait pourtant un contrat avec le Gouve de la ville de Labé, genre de pacte de non-agression. « Avec le gouverneur on lui avait dit de nous laisser seul gérer le mouvement. Si on était débordé, on allait faire appel aux forces de sécurité ». Malgré cet accord, la police a matinalement commencé à quadriller la ville. Elle a surtout eu de l’intérêt pour le siège des syndicats. « Dès que la police est sortie, elle est venue au siège ici à Hoggo Bouro, les policiers nous ont lancé du gaz lacrymogène. Une cinquantaine de bombe. Le secrétaire général de l’union régionale des transports et moi de la FSPE se sont évanouis ».

Les syndicats ont alors appelé le gouverneur pour se plaindre, celui-ci a dit qu’il n’en sait rien, les instructions ne sont pas venues de lui. Un instant après, la police s’est retirée, puis est encore revenue, a dit Alassane.

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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