Cona-crime porte encore les stigmates des violences enregistrées lors des manifs du 14 octobre et les jours qui ont suivi. Si les affrontements ont cessé notamment dans la commune de Ratoma, les leaders du FNDC sont toujours emprisonnés par l’Alphagouvernance. Sano, Koundouno, Elie Kamano croupissent toujours à l’hôtel cinq étoiles de Coronthie, le Sid de l’UFR et la Petite Cellule Dalein, eux, sont assignés à résidence. Ceux qui ont accès à leurs domiciles sont triés sur le volet par une horde de flics. Et le prési de l’UFDG commence à en avoir marre. Ce 18 octobre, lors d’un point presse qu’il a animé chez lui, il a annoncé sa volonté de porter plainte pour séquestration : « Ça m’a inquiété. Je dois dire que j’ai appelé les amis, la presse, quelques diplomates pour dire que je suis dans cette situation que je n’arrivais pas à comprendre, d’autant plus que ce n’était pas un jour de manifestations. La maison était bloquée depuis lundi, mais hier, ils ont démobilisé, je pensais que c’était terminé. Je trouve que c’est une violation de mes droits, mais avec ce régime, on s’attend à tout. Nous, on est séquestré, mais les autres ont carrément perdu la vie. J’ai fait venir mes avocats, ils vont prendre le dossier en main. On a fait venir un huissier pour constater parce que le pouvoir est capable de dire demain qu’il n’a pas séquestré. L’huissier va faire son travail et on va saisir les tribunaux ». 

La Petite Cellule Dalein se dit convaincu que le prési Alpha Grimpeur est celui qui tire les ficelles « Je suis habitué à ces pratiques de nos autorités parce que je sais que pour me séquestrer, l’ordre est venu de très haut. Ce n’est pas n’importe quel policier ou commissaire qui peut prendre l’initiative de séquestrer le chef de file de l’opposition qui, au rang protocolaire vient même avant les ministres. Donc c’est sûr que c’est une décision qui est venue d’Alpha Condé. Habituellement les jours de manifestation, lorsque je sors il y a une marée humaine. C’était peut-être pour empêcher ça. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de mot d’ordre de manifestation, les gens essayent de sortir, ils sont bloqués. Les amis n’ont pas accès à mon domicile ».

Malgré tout, le chef de pile de l’opposition ne veut pas renoncer au combat contre la modification de la Constitution. Même s’il estime que « le niveau de cruauté a atteint un niveau incroyable. Les membres du FNDC vont se retrouver pour prendre la décision, mais je ne vois pas pourquoi on arrêterait les manifestations. Les Guinéens sont déterminés, même s’il y a des sacrifices qu’il faut consentir lorsqu’on a en face des gens sans scrupule ».

Yacine Diallo

 

Cona-crime porte encore les stigmates des violences enregistrées lors des manifs du 14 octobre et les jours qui ont suivi. Si les affrontements ont cessé notamment dans la commune de Ratoma, les leaders du FNDC sont toujours acculés par l’Alphagouvernance. Sano, Koundouno, Elie Kamano croupissent toujours à l’hôtel cinq étoiles de Coronthie, le Sid de l’UFR et la Petite Cellule Dalein eux sont gardés au frais chez eux par une horde de flics. Ceux qui ont accès à leurs domiciles sont triés au volet par la flicaille. Et le prési de l’UFDG commence à en avoir marre. Ce 18 octobre, lors d’un point presse qu’il a animé chez lui, il a annoncé sa volonté de porter plainte pour séquestration : « Ça m’a inquiété, je dois dire que j’ai appelé les amis, la presse, quelques diplomates pour dire que je suis dans cette situation que je n’arrivais pas à comprendre, d’autant plus que ce n’était pas un jour de manifestations. La maison était bloquée depuis lundi, mais hier, ils ont démobilisé, je pensais que c’était terminé. Je trouve que c’est une violation de mes droits, mais avec ce régime on s’attend à tout. Nous on est séquestré, mais les autres ont carrément perdu la vie. J’ai fait venir mes avocats, ils vont prendre le dossier en main. On a fait venir un huissier pour constater parce que le pouvoir est capable de dire demain qu’il n’a pas séquestré. L’huissier va faire son travail et on va saisir les tribunaux ».

La Petite Cellule Dalein se dit convaincu que le prési Alpha Grimpeur est celui qui tire les ficelles « Je suis habitué à ces pratiques de nos autorités parce que je sais que pour me séquestrer, l’ordre est venu de très haut. Ce n’est pas n’importe quel policier ou commissaire qui peut prendre l’initiative de séquestrer le chef de file de l’opposition qui, au rang protocolaire vient même avant les ministres. Donc c’est sûr que c’est une décision qui est venue d’Alpha Condé. Habituellement les jours de manifestation, lors que je sors il y a une marée humaine, c’était peut-être pour empêcher ça. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de mot d’ordre de manifestation, les gens essayent de sortir, ils sont bloqués. Les amis n’ont pas accès à mon domicile ».

Malgré tout, le chef de pile de l’opposition ne veut pas renoncer au combat contre la modification de la Constitution. Même s’il estime que « le niveau de cruauté a atteint un niveau incroyable. Les membres du FNDC vont se retrouver pour prendre la décision, mais je ne vois pas pourquoi on arrêterait les manifestations. Les Guinéens sont déterminés, même s’il y a des sacrifices qu’il faut consentir lorsqu’on a en face des gens sans scrupule ».

Yacine Diallo