Le Front national pour la défense de la Constitution appelle les Guinéens à observer une autre journée de résistance active et permanente, ce jeudi 13 février, à Cona-cris et à l’intérieur du bled. Comme hier mercredi dans certains quartiers de la commune de Ratoma, des accrochages ont éclaté ce jeudi sur l’autoroute Fidel Casse-trop, notamment à Bonfi dans la commune de Matam. Des jeunes et des femmes désirant exprimer leur opposition à la nouvelle Constitution, ont érigé des barricades, brûlé des pneus et jeté des ordures sous la passerelle tout prêt du marché de Bonfi. Les flics postés tout prêt les ont rapidement dispersés.

Sur la route Leprince, l’atmosphère est beaucoup plus calme, même à Wanindara où des affrontements ont eu lieu toute la journée d’hier entre jeunes résistants et farces de l’ordre. Ce jeudi, les activités tournent au ralenti. Boutiques et magasins sont fermés, certaines écoles également. Les flics, eux, sont déployés en grand nombre à tous les points sensibles de l’Axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa-Wanidara. Les stations-service par contre fonctionnent, la circulation reste fluide.
Hier mercredi, outre les affrontements à Wanindara, la capitale Cona-cris a connu quelques soubresauts. Des femmes ont brièvement manifesté au centre-ville de Kaloum et au quartier de Matoto. Des mouvements vite dispersés par la flicaille. Des accrochages ont également éclaté dans la préfecture de Coyah, ville périphérique de Cona-cris. Pour cette première journée, le FNDC a déploré une vingtaine de blessés dont un par balle et quelques cas d’arrestations.
Le Front national pour la défense de la Constitution se bat depuis des mois pour contraindre le Prési Alpha Grimpeur à son renoncer à son projet de referendum. Mais ce dernier reste déterminé à changer l’actuelle Constitution et n’exclut même plus de se représenter pour un 3e mandat en 2020.
Yacine Diallo