Dès après sa libération, le domicile du capitaine Moussa Dadis Camara au quartier Kaporo, commune de Ratoma, a  refoulé du monde. Jusqu’à 3heures du matin, c’était la fête. Ses partisans ont chanté, dansé à tout rompre le matin du samedi 29 mars. Ils étaient aux anges de voir le leur sortir de gnouf, après son arrestation suivie de son procès et de sa condamnation entre septembre 2022 et septembre 2024.

A Conakry où il réside tout comme en Guinée-Forestière notamment à Nzérékoré, sa ville natale, sa famille, ses proches  jubilent.

Dans la matinée du samedi 29 mars, c’est la même ambiance à son domicile de Lambanyi, en banlieue nord de Cona-cris. Tapeurs de tam-tam, chanteurs et partisans rivalisaient d’ardeur pour exprimer leur joie. Des femmes et des enfants esquissaient des pas de danse au rythme de la musique forestière.   

Joachin Haba, beau-frère du capitaine Dadis, dans une joie indescriptible, a passé toute la matinée à danser au domicile de Dadis à Lambanyi. « Nous remercions sincèrement le président Général Mamadi Doumbouya, son Premier ministre et tout son gouvernement. Aujourd’hui, les mots vont nous manquer, puisque c’est toute la Guinée qui est en joie. Il y a les preuves de la démocratie chez nous. Cela prouve que la justice est en marche. Nous remercions Dieu. Nous demandons que nous nous pardonnions, nous filles et fils de Guinée. Aujourd’hui, le président Doumbouya a montré qu’il n’y a pas de problème entre les ethnies de la Guinée ».

Pacôme Siba Lamah, également membre de la famille, a remercié « Dieu qui a permis au Général Mamadi Doumbouya de libérer son papa. Il faut dire que nous sommes dans une joie que nous ne pouvons pas expliquer, une joie qui n’a pas de fin. Merci au seigneur Jésus pour avoir écouté nos prières en ce mois saint des musulmans et des chrétiens. Nous sommes dans la joie immense. Nous avions l’espoir, tant qu’il (Dadis Ndlr) vit qu’il allait sortir de prison. Parce qu’il a toujours clamé son innocence ».

Rappelons que Capitaine Moussa Dadis Camara a été condamné à 20 ans de prison ferme pour crimes contre l’humanité, pour sa responsabilité dans le massacre du 28 septembre 2009, alors qu’il était président de la transition.

Ibn Adama