C’est une « première étape » avant le retour à l’ordre constitutionnel. La junte au pouvoir en Guinée a annoncé mardi soir la tenue ce 21 septembre d’un référendum sur une nouvelle Constitution. Après le coup d’État de septembre 2021, le président Doumbouya s’était engagé à organiser un référendum constitutionnel et transférer le pouvoir aux civils avant la fin 2024. Une échéance qui n’a pas été tenue. Quelle est la position de l’opposition ? 

L’annonce du général Mamadi Doumbouya qui a du mal à convaincre. L’opposition est vent debout contre la durée de la transition et ne croit plus aux promesses du chef de l’État.

Edouard Zoutomou Kpoghomou est le vice-président de l’ANAD, l’une des plus importantes coalitions de partis politiques en Guinée. « C’est une énième tentative de faire diversion ! Le référendum était censé se tenir au premier trimestre de cette année… », s’indigne-t-il. Le général Doumbouya avait annoncé que toutes les élections se tiendraient au cours de l’année 2025. Mais Edouard Kpogomou n’y croit pas. Il n’y a pas de volonté politique pour organiser ces scrutins selon lui : « il n’y a pas de fichier électoral… »

« oui » mais… 

Mais pour Diabaty Doré, le leader du RPR, le Rassemblement pour la République, le calendrier est tenable. « Il faut se réjouir parce que c’est le début du retour à l’ordre constitutionnel… à cinq mois de la date du 21 septembre, cette date est-elle tenable ? je dis ‘oui’, si la volonté est là, on peut aller au référendum. Mais est-ce que toutes les conditions sont réunies pour que les élections soient transparentes et crédibles ? » 

Si des questions restent en suspens, le principal enjeu est de définir les critères d’éligibilités des candidats aux différents scrutins prévus avant la fin de l’année.

Par RFI