Au bout d’un combat âpre et verrouillé, le Sénégal a une nouvelle fois pris le dessus sur l’Égypte (1-0), mercredi 14 janvier à Tanger, validant son billet pour une quatrième finale de Coupe d’Afrique des nations. Un succès mérité qui propulse les Lions de la Teranga vers un ultime rendez-vous, dimanche 18 janvier, face au vainqueur du duel Maroc–Nigeria.
Comme lors de la finale de la CAN 2022 à Yaoundé ou du barrage mondialiste disputé quelques mois plus tard, Sénégalais et Égyptiens se sont livré une bataille tendue, électrique par séquences, où chaque détail comptait. Les époques changent, les entraîneurs aussi, mais le scénario demeure immuable : une opposition cadenassée, une Égypte prudente à l’extrême, et un Sénégal patient qui finit par trouver la faille.
Dans cette demi-finale, les Lions ont largement justifié leur victoire. Maîtres du ballon, dominateurs dans l’occupation du terrain, ils ont été les seuls à proposer du jeu. Face à eux, les Pharaons ont assumé une posture résolument défensive, parfois à rebours de leur prestigieuse histoire. Regroupée dans un bloc compact, l’équipe d’Hossam Hassan a longtemps résisté, mais sans jamais véritablement exister offensivement.
Sadio Mané libérateur
Il a fallu attendre la 78e minute pour voir le verrou céder. À l’affût, Sadio Mané a parfaitement suivi une frappe contrée de Lamine Camara pour crucifier El Shenawy d’un tir du droit, libérant tout un stade. Un but symbolique dans une rencontre où le duel tant attendu avec Mohamed Salah n’a jamais vraiment eu lieu, tant l’Égypte a refusé toute prise de risque.
Réduits à défendre avec une ligne de cinq derrière et un milieu dense, les Pharaons ont affiché des statistiques faméliques : aucun tir, aucun corner pendant plus de 75 minutes. Et lorsque l’occasion s’est enfin présentée, Édouard Mendy s’est dressé, imperturbable, comme lors de la finale de 2022.
En éliminant une nouvelle fois l’Égypte, le Sénégal confirme son statut de référence continentale. Trois finales disputées lors des quatre dernières CAN : plus qu’une régularité, une véritable culture de la gagne. Désormais, les Lions n’ont plus qu’un obstacle à franchir pour écrire une nouvelle page de leur histoire le 18 janvier 2026.
Pellel Bah


