Le 7 janvier, l’Agence guinéenne de la sécurité routière (AGUISER) indique dans un communiqué, que plus de 3 000 accidents de la circulation routière se sont produits en 2025 à travers la Guinée. Bilan : plus de 500 personnes mortes et plus de 1 500 autres blessées. Excès de vitesse, non-respect du code la route et surcharge sont, entre autres, les causes de ces tragédies.
L’année 2025 aura été fatale pour les usagers de la circulation routière en Guinée. Le ministère des Transports, en collaboration avec ceux de la Défense nationale, de la Sécurité et de la protection civile, à travers l’Agence guinéenne de la sécurité routière (AGUISER), a publié les statistiques d’accidents de la circulation routière. L’Agence indique que les données recueillies dans les huit régions administratives du pays révèlent « une réalité particulièrement préoccupante : 3305 accidents de la circulation ont été enregistrés en 2025, soit une hausse de 33,5% par rapport à l’année 2024. Ces événements tragiques ont coûté la vie à 528 personnes, provoqué 702 cas de blessures graves, 888 cas de blessures légères et occasionné des dommages matériels considérables. »
Parmi les 528 décès, il y a eu 342 hommes, 120 femmes, 66 mineurs. Des 702 blessés graves, on note 412 hommes, 188 femmes, 102 mineurs. Dans les 888 blessés légers, il a été enregistré 501 hommes, 258 femmes, 129 mineurs.
Causes des drames
Pour les dommages matériels importants, l’AGUISER a compté 648 véhicules et 1 085 motos endommagés. Parmi les 711 cas de dommages légers, il a touché 908 véhicules et 1 888 motos.
L’Agence souligne que des procédures judiciaires ont été engagées: «299 dossiers déférés devant les juridictions compétentes.»
Dans son communiqué, l’AGUISER a révélé que les principales causes de ces drames sont liés à l’excès de vitesse, au non-respect du Code de la route, à la surcharge et à l’imprudence des conducteurs. S’y ajoutent aussi le mauvais état mécanique des véhicules, la dégradation des infrastructures routières, la vulnérabilité des motocyclistes (absence de casque, indiscipline) et la consommation de produits stupéfiants.
L’Agence exhorte les usagers à respecter « scrupuleusement le Code de la route », pour éviter de tels drames en 2026.
Souleymane Bah



